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Olymel: une journée d’abattage supplémentaire pour réduire le nombre de porcs en attente

Agence QMI

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YVES CHARLEBOIS/AGENCE QMI

Pour réduire le nombre de porcs en attente, éviter des abattages humanitaires et soulager les éleveurs, 800 employés d’Olymel étaient à l’œuvre, samedi, dans les usines de l’entreprise à Yamachine, Saint-Esprit et Ange-Gardien.

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Selon Olymel, ces travailleurs affectés à l’abattage et à la découpe des animaux ont accepté volontairement de faire des heures supplémentaires dans le cadre de cette journée d’abattage spéciale.

Des employés d’autres usines d’Olymel se sont aussi déplacés pour mettre l’épaule à la roue. 

On parle de travailleurs provenant des installations de Saint-Hyacinthe, de Saint-Jean-sur-Richelieu et de Sherrington.

Olymel, qui dit avoir retrouvé 95 % de sa capacité d’abattage et de découpe, rappelle que la crise sanitaire a fait en sorte que «le nombre de porcs en attente n’a jamais été aussi élevé au Québec». 

Ainsi, on estime que le dépassement se chiffre à 100 000 porcs dans la Belle Province.L’usine d’Olymel à Yamachiche, en Mauricie, avait dû fermer temporairement ses portes à la fin mars en raison d’une éclosion de COVID-19 au sein de ses effectifs, ce qui a contribué à retarder ses activités.

Olymel a par ailleurs eu de la difficulté, au plus fort de la crise, à effectuer de l’abattage à cause des absences d'employés malades ou isolés préventivement à la maison, mais aussi en raison de la cessation du transport interrégional et de la fermeture des écoles, a-t-on précisé, samedi, par communiqué.

D’autres abattoirs ont tourné au ralenti ces dernières semaines, au Québec, en Ontario et aux États-Unis, faisant en sorte que beaucoup de porcs prêts à l’abattage se sont accumulés.

«Les précautions et les mesures sanitaires en vigueur dans tous nos établissements et leur application rigoureuse permettent aujourd'hui à Olymel d'être en mesure de trouver des solutions au problème des porcs en attente», a dit le président-directeur général d'Olymel, Réjean Nadeau.

«L'ajout de quarts de travail supplémentaires serait impossible sans la collaboration de nos employés, ainsi que de celle de leurs représentants syndicaux», a-t-il poursuivi.

Amasser des fonds et constituer des repasSoulignons qu’Olymel profitait de la journée de samedi pour amasser des fonds et fournir des denrées. 

Ainsi, un don de 2 $ par porc abattu ira à une organisation ou à une œuvre de bienfaisance choisie par les employés dans chacune des trois usines, jusqu’à concurrence d’un montant de 5000 $.

De plus, en collaboration avec Les Cuisines solidaires et La Tablée des chefs, Olymel va fournir des denrées alimentaires afin de préparer l'équivalent de plus de 2000 repas pour Moisson Mauricie-Centre-du-Québec (usine de Yamachiche), Moisson Lanaudière (usine de Saint-Esprit) et S.O.S. Dépannage-Moisson-Granby (usine d'Ange-Gardien).