/news/world

Les policiers doivent réagir, dit un policier québécois à Minneapolis

TVA Nouvelles

Le silence dans les services de police est dommageable, estime un sergent québécois du Département de police de Minneapolis.  

• À lire aussi: [EN VIDÉO] Une voiture de police fonce sur des manifestants à New York

• À lire aussi: Nuit d’indignation, de violence et de pillages aux États-Unis

• À lire aussi: Les 30 dernières minutes de la vie de George Floyd

En plein cœur d’un scandale qui implique directement ses collègues, Deitan Dubuc prend la parole pour dénoncer la situation. 

Quatre policiers ont effectué une arrestation pendant laquelle l’un d’entre eux a posé son genou sur le cou de George Floyd, un suspect noir plaqué au sol, pendant de longues minutes. L’arrestation s’est soldée par sa mort. 

«Je peux vous dire que ce que j’ai vu, sur vidéo, c’était vraiment... le cœur m’a tombé. J’ai des frissons dans le corps au complet», dit-il, précisant qu’il s’agit de son avis, et pas celui de son employeur.

Superviseur pendant quatre ans et aussi enseignant, il se dit «très très très déçu».

Deitan Dubuc déplore que les policiers hésitent à partager leur opinion personnelle lors de bévues policières. « Le problème c’est qu’on ne peut pas parler pour le poste de police, ce n’est pas bien vu.»

«Les gens ont besoin d’entendre les policiers dire qu’eux aussi ont été déçus et ont eu de la peine. Souvent les policiers ont peur de dire qu’ils ne sont pas d’accord avec ce qui est arrivé», affirme celui qui a longtemps évolué dans la Ligue canadienne de football américain. 

Il désapprouve les gestes des quatre policiers qui ont procédé à l’arrestation de George Floyd, qui ont menés à sa mort. «Dans tous les métiers, il y a des pommes pourries. La police, c’est la même chose.»

Le sergent affirme néanmoins que le service de police de Minneapolis a à sa tête son premier chef noir en 150 ans, Medaria Arradondo et que des efforts sont faits pour améliorer les relations avec les communautés noires. «C’est vraiment différent aux États-Unis. On travaille très fort à changer la culture», assure-t-il. 

Dans la même catégorie