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Des environnementalistes inquiets face à certaines conséquences de la COVID-19

André Normandeau | TVA Nouvelles

La COVID-19 ramène l’utilisation des plastiques à usage unique à l’avant-scène, ce qui est loin de rassurer les groupes environnementaux, notamment sur la Côte-Nord.

Les sacs en plastique dans les supermarchés ou l’apparition des masques et des gants jetables, sans compter les produits chimiques qui entrent dans la composition des désinfectants risquent de laisser des traces sur l’environnement, selon le Comité ZIP de la Rive Nord de l’estuaire.

«On répond à une crise sanitaire, mais on va répondre à une autre crise, c’est-à-dire qu’on va voir les masques en plastique dans la nature, comme les sacs. Ça peut prendre jusqu’à 500 ans avant qu’ils ne se dégradent», a expliqué Marie Karine Maltais, du Comité ZIP de la Rive Nord de l’estuaire.

«Ça prend un certain temps avant que les bonnes habitudes s’installent. Avant que ça revienne, le sac de plastique, il est là pour encore combien de temps? Ça peut prendre des mois, sinon des années», se désole la directrice générale de l’organisme.

De son côté, la Ville de Baie-Comeau repousse au mois d’aout 2021 l’application de sa politique pour bannir l’usage du plastique unique dans les bâtiments municipaux.

Le règlement devait entrer en vigueur cet été. Plusieurs raisons expliquent ce report dont la particularité du Drakkar, l’équipe locale de hockey junior majeur, qui ne peut pour l’instant se permettre de faire ce virage – en raison de la grande quantité de bouteilles d’eau bues durant les matchs - et aussi la nouvelle consigne sur les bouteilles d’eau que Québec a annoncé plus tôt qui vient brasser les cartes.

Le maire, Yves Montigny, est conscient que le contexte entourant la COVID-19 n’est pas parfait pour l’environnement.

«On espère que c’est un comportement qu’on va garder dans le contexte particulier à la COVID-19, qu’on reviendra par la suite à des habitudes de récupération, d’économie circulaire, de réutiliser des objets.»

Le maire affirme que les élus ont toujours la volonté de bannir le plastique à usage unique des bâtiments municipaux, même que c’est déjà commencé dans certains immeubles.