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Réouverture de cliniques dentaires, de physiothérapie et de massothérapie au Saguenay-Lac-St-Jean

Kate Tremblay | TVA Nouvelles

Les cliniques dentaires, de physiothérapie et de massothérapie ont aussi rouvert leurs portes lundi au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Comme ailleurs au Québec, les cliniques dentaires, de physiothérapie et de massothérapie ont redémarré officiellement leurs activités lundi au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Les spécialistes de ces cliniques étaient en mesure d'accueillir les patients en toute sécurité puisqu'ils ont quand même traité des cas urgents au cours des dernières semaines.

À la Clinique Ivoire Santé dentaire, à Jonquière, la prise de température est obligatoire pour chaque patient qui doit aussi répondre à un court questionnaire sur place, mais aussi lors de la prise du rendez-vous. Le propriétaire de l’établissement, le denturologiste Dany Fillion constate que certains patients hésitent à planifier leur rendez-vous même si le gouvernement a autorisé la reprise des activités dans le domaine des soins corporels.

«Dans le contexte de pandémie actuel, le patient a besoin d'être rassuré pour sa propre santé physique parce qu'il a des craintes et c'est normal avec tout ce qui est véhiculé, par exemple, sur les réseaux sociaux», affirme-t-il.Mais selon lui, les patients n'ont aucune raison de s'inquiéter.«On est formés, à la base, pour contrer ces propagations-là de microbes, précise-t-il. Que ce soit du H1N1 ou encore pour une personne séropositive, ça ne change rien. On prend chaque patient comme s'il était atteint, finalement, que l'on soit dans un contexte de pandémie ou non.»

Dany Fillion a aussi l'avantage de posséder plusieurs salles de traitements, ce qui évite aux patients de se croiser. Tout comme dans les cliniques dentaires, les patients qui franchissent la porte d'une clinique de physiothérapie ou de massothérapie sont invités à se laver les mains et à porter un masque.«On demande aux patients d'avoir leur propre masque, sinon on va le fournir», explique la propriétaire de la clinique Physiopro, à Chicoutimi, Sara Boily.

Elle aussi a la chance d'avoir plusieurs locaux, mais elle ne peut quand même pas voir autant de patients qu'avant.«Il faut se changer entre chaque patient, faire de la désinfection, éviter que les patients se croisent, donc oui, on peut en voir un peu moins dans une journée, mais on se garde toujours des plages horaires de libres pour les urgences», explique Mme Boily.Mais, ces mesures étaient nécessaires, selon elle, pour permettre la reprise des activités dans le domaine le plus rapidement possible.

La fermeture de sa clinique a nui à la réadaptation de certains de ses clients.«Je parlais avec une patiente ce matin qui me disait que ça retardait son retour au travail», soutient-elle.«Même si les chances sont faibles parce qu'on a moins de cas ici qu'à Montréal, on ne voudrait pas que ce soit dans notre entreprise que de nouveaux cas se déclarent», lance, de son côté, le copropriétaire des cliniques Interphysio, Simon Jolin. 

Comme tous les autres physiothérapeutes, il doit dorénavant porter une jaquette lorsqu'il traite les patients, en plus de la visière et du masque. L'horaire de travail de ses équipes a aussi été modifié pour limiter à deux le nombre de thérapeutes présents à la clinique en même temps.