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Un condensé de cinéma

Gabriel Beauchemin

ART-FILM-COURT

COURTOISIE

Le Festival international de Film Très Court présentera à partir de vendredi une vaste sélection de films de moins de 4 minutes, entièrement accessible en ligne.

«Ce sont des histoires complètes, des écritures souvent particulières, il y a différents genres, il y a de l’animation, des films à chute, des films tragiques, du documentaire, c’est toute cette diversité-là que l’on voulait montrer», explique Diya Angeli, programmatrice de Ciné-Verdun, l’organisme qui présente le volet québécois du festival de Film Très Court.

L’événement, qui en sera cette année à sa 22e édition, se tiendra du 5 au 14 juin de façon simultanée à travers plusieurs grandes villes du monde, chacune diffusant le programme de films internationaux du volet «Compétition internationale». Cette sélection, représentant la compétition phare du festival, regroupe 44 films provenant de trois pays différents.

Chacune des villes a également la possibilité d’enrichir sa programmation des autres programmes internationaux en plus d’y ajouter une sélection plus locale.

«Ici, j’ai programmé trois programmes de films québécois avec des partenaires d’ici qui sont présentés uniquement au public québécois», indique Diya Angeli, également membre de l’équipe fondatrice du Festival Très Court à Paris en 1999.

C’est plus de 180 films qui seront ainsi accessibles au Québec sur l’ensemble de la durée du festival via le site web cineverdun.com. Tous les films sont disponibles gratuitement, mais une contribution volontaire est possible pour qui voudrait soutenir financièrement l’organisation de l’événement.

Format démocratique

Si les films très courts, d’une durée maximale de 4 minutes, sont encore méconnus du grand public, ils peuvent néanmoins se révéler d’un grand potentiel et très avantageux, notamment en termes d’accessibilité.

«Il ne coûte pas cher à produire de par sa durée, soutient d’abord Diya Angeli. Et en même temps, son avantage, surtout dans un monde où tout va vite, où tout le monde est un peu en déficit d’attention, c’est que l’on peut s’assurer d’aller jusqu’au bout de notre propos en peu de temps et donc avoir l’attention des spectateurs au maximum pendant toute la durée de notre film.»

«Un format très court, ça se regarde bien entre deux stations de métro, ça se regarde bien dans le bus, et c’est un format où, si on a quelque chose à dire, on va capter l’attention du spectateur peut-être jusqu’au bout, poursuit-elle. Aussi, il y a le fait que ce soit un format démocratique, on peut maintenant faire des films avec un téléphone portable. De par la durée et de par les outils qui sont accessibles, ça fait de l’événement un festival ouvert à tout le monde, autant pour les amateurs que pour les professionnels.»