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Un individu de Jonquière coupable d'agression sexuelle sur une mineure

Isabelle Tremblay | TVA Nouvelles

Jérémie Perron, 27 ans, un résident de Jonquière, a été reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement une mineure et de lui avoir infligé des lésions après s’être introduit chez elle par effraction.

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Dans sa décision rendue lundi matin au palais de justice de Chicoutimi, la juge de la Cour du Québec Sonia Rouleau a été tranchante à l’égard de l’accusé. «Le Tribunal ne vous croit pas», a-t-elle déclaré après avoir fait l’énumération de contradictions qu’elle a qualifiées de «majeures» en cours de procès.

Perron, qui a commis son crime sexuel alors qu’il portait un déguisement, a fait vivre un véritable cauchemar à une jeune de 17 ans, dans la nuit du 14 au 15 juillet 2018, mais il a toujours clamé son innocence. Lorsqu'il s’est introduit dans la résidence de sa victime, il portait des lunettes de ski, un cache-cou et un capuchon pour recouvrir sa tête.

Lors des événements, la victime s’était endormie sur son divan à la suite d’un quart de travail. Elle s’est réveillée soudainement et a aperçu son agresseur qui la fixait. La jeune femme a raconté aux policiers qu’elle s’était mise à crier et qu’elle avait supplié l’individu de ne pas la violer.

Se faisant passer par un anglophone, Jérémie Perron l’a ligoté et lui a mis un sac en tissu sur la tête. En anglais, il lui a dit: «Arrête de crier, sinon je te tue!» Perron a ensuite retiré son pantalon et celui de sa victime. Plusieurs gestes à caractères sexuels ont été commis par la suite.

Dans son verdict, la juge Rouleau a cru la version des faits de la jeune femme qui doit composer avec de nombreuses séquelles psychologiques depuis les événements. La magistrate a mentionné que son discours était précis, crédible, cohérent et sincère.

«La juge a retenu plusieurs facteurs, dont la préméditation, le fait qu’il a planifié son infraction, le fait que la victime a eu des lésions, le fait qu’il s’agit d’une introduction par effraction qui est quand même un crime passible d’une peine à perpétuité», a affirmé la procureure de la couronne au dossier, Me Nicole Ouellet.

Des membres de la famille de la victime ont éclaté en sanglots dans la salle d'audience pendant la lecture du verdict. Pour sa part, l'agresseur sexuel est resté de glace. Il fixait constamment la juge Rouleau. Quant à la mère de Perron, celle-ci s'est permis de lancer des jurons en fixant les proches de la plaignante. Un constable spécial a dû intervenir pour la faire taire.

Les représentations sur la peine auront lieu le 22 juin. «M. Perron a maintenu son innocence au stade du procès. Il va continuer de maintenir son innocence au stade de la sentence. On ne peut pas revenir en arrière. De faire autrement, ce serait d’admettre que monsieur s’est parjuré et ce n’est pas quelque chose qu’il a fait», a commenté l’avocat de la défense, Nicolas Gagnon.