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Vendeurs, arrêtez d’attendre et mettez votre maison en vente

Ghislain Larochelle | Journal de Montréal

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Illustration Adobe Stock

Par peur de ne pas trouver d’acheteurs et de vendre à perte, la pandémie vous a-t-elle poussé à reporter la vente de votre maison ?

Les acheteurs de maisons ne boudent pas nécessairement le marché immobilier. Le problème est plutôt que de plus en plus d’acheteurs ne trouvent plus de maisons à acheter, puisque leur nombre a beaucoup diminué depuis l’arrivée du coronavirus. 

Il y a un an, au mois d’avril 2019, le marché québécois des maisons comptait 41 221 inscriptions en attente de trouver preneur. Un an plus tard, au mois d’avril 2020, ce nombre avait fortement diminué. Selon les statistiques fournies par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), il y avait 30 608 maisons en vente le mois dernier. Cela représente une baisse de 26 % du nombre d’inscriptions par rapport à l’année dernière. 

Les prix en hausse 

Normalement, en temps de crise, la quantité d’inscriptions est élevée, le nombre de reprises bancaires augmente et la demande diminue. 

Sur papier, il y a présentement moins de maisons à vendre. Le mois dernier, le nombre de transactions a également baissé de 61 % par rapport à l’année dernière. 

Mais sur le terrain, les acheteurs n’ont pas nécessairement disparu. C’est ce que constate le courtier immobilier Francis Lavoie, qui est actif dans la grande région de Montréal. Depuis le début de la crise de la COVID-19, il constate qu’environ une quarantaine d’acheteurs supplémentaires le contactent toutes les semaines pour acheter une maison. Toutefois, il note que ces acheteurs doivent composer avec un marché présentant une offre inhabituellement faible. Plusieurs attendent qu’il y ait un plus d’inscriptions pour trouver la maison de leur rêve. 

Quoi qu’il en soit, le contexte actuel pour vendre une maison n’est peut-être pas aussi défavorable qu’on pourrait le penser, mais cela dépend de votre région. Dans la région de Montréal, par rapport au mois d’avril 2019, les prix des maisons unifamiliales affichaient une croissance de 9 % le mois dernier. Mais pour l’ensemble du Québec, la croissance a été moindre, à seulement 1 %.


LES OPTIONS POUR LA MISE EN MARCHÉ

Contacter un courtier immobilier

Un courtier pourra vous aider à déterminer la valeur de votre maison, puis à la mettre en vente. Notez que depuis le 11 mai dernier, les visites de maisons sont à nouveau permises. Toutefois, une grande partie du travail du courtier continue de se faire à distance, par des moyens virtuels. 

Vendre par vous-même

Vendre par vous-même est bien possible, mais vous n’avez pas le soutien ni le coaching d’un professionnel. De plus, cela demande plus de temps et de démarches de votre part. 

Conseils         

-Pandémie ou pas, il y aura toujours quelques maisons plus difficiles à vendre qui traîneront longtemps sur les sites internet de vente. C’est notamment le cas des maisons affichées à un prix trop élevé, ou celles présentant plusieurs problèmes qui ont pour effet de faire fuir les acheteurs.     

-Si, à cause du coronavirus, vous avez décidé d’attendre pour vendre votre maison, je vous recommande de ne plus hésiter et de passer à l’action. Les acheteurs sont au rendez-vous, surtout dans la grande région de Montréal.     

-Si vous recevez une offre et que le prix de l’offre d’achat ne vous convient pas, vous demeurez toujours libre de refuser cette offre, et vous tentez votre chance pour vendre votre maison. Qui sait, il y a peut-être quelqu’un qui cherche une maison comme la vôtre...