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«Éliminez le deux mètres pour les enfants», demande un pédiatre

TVA Nouvelles

Alors que le déconfinement des différents secteurs se poursuit au Québec, il est grand temps de «réintroduire la vie» dans le quotidien des enfants en éliminant la distanciation physique de deux mètres chez les moins de 14 ans, selon le pédiatre de l’hôpital Sainte-Justine Jean-François Chicoine.

Celui-ci est sans équivoque quand vient le temps de réfléchir à la manière d’aborder les prochains mois de la jeunesse québécoise : un retour à la normale est plus que souhaitable, il est nécessaire.

«Éliminez le deux mètres pour les enfants, surtout pour les enfants en bas de 14 ans», plaide-t-il.

Le Dr Chicoine aimerait également que la santé publique permette aux éducatrices dans les garderies de coller les enfants, tout en leur laissant le soin de décider si elles doivent porter ou non le masque et la visière de protection.

«Le deux mètres, on est convaincu que ça ne participe pas à la pandémie et on aimerait que les enfants puissent retrouver cette liberté-là», affirme le pédiatre.

L’élimination de la directive du deux mètres chez les jeunes, la population la moins à risque devant la COVID-19, faciliterait également de beaucoup l’organisation des camps de jour cet été, évoque le Dr Chicoine.

«Pour trois ou quatre mois, les enfants sont capables d’être entre parenthèses dans leur développement, mais si on fait durer ça, on va créer des séquelles secondaires bien plus graves que la COVID-19», dit-il.

École «présentielle»  

Les pédiatres s’entendent pour souligner l’importance d’une rentrée scolaire en personne au mois de septembre afin de ne pas appauvrir le développement des enfants.

Cet appel semble avoir été entendu par Québec, qui n’a pas dans ses plans de reprendre l’école à distance à temps plein.

«L’école, ce n’est pas juste académique dans le développement d’un enfant, c’est aussi son identité, lui par rapport aux autres, c’est un contact humain», rappelle le Dr Chicoine.

«Il y a des occasions développementales qui ne repasseront pas», ajoute-t-il, comme la capacité d’un enfant à se faire des amis ou à développer son estime de soi.

Il est donc impératif à ses yeux de reprendre l’école en personne, quitte à «apporter de petits ajustements» comme tenir les classes dans des espaces plus grands afin de maintenir une certaine distanciation sociale entre les élèves.

«Déjà, les enfants ont fait leur part, affirme le Dr Chicoine. Ils n’ont d’ailleurs toujours pas été remerciés par notre premier ministre. Je l’invite à le faire!»

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