/news/law

Examen du Barreau: encore des jours d’incertitude

Jean-François Racine | Journal de Québec

Les futurs avocats vivront encore au moins quelques jours d’incertitude puisque le Bâtonnier du Québec a confié à la firme KPMG l’analyse de la plateforme utilisée lors de l'examen final litigieux du 25 mai dernier.

«Nous procédons actuellement à une analyse complète de celle-ci et, plus particulièrement, de la plateforme utilisée lors de l'examen. Cette analyse a été confiée à KPMG. Nous comptons recevoir les résultats sous peu», a expliqué Paul-Matthieu Grondin, Bâtonnier du Québec, dans une note envoyée aux étudiants. Un suivi devrait normalement être fait ce mercredi, peut-on lire.

«C’est rassurant de voir une prise en charge. Il faut être réceptif. Je suis dans une situation moins pire que d’autres, mais j’ai une question qui n’a pas été enregistrée et trois points peuvent faire la différence», a affirmé Valérie Black St-Laurent.

Pas inédit 

Le Bâtonnier du Québec précise que des problèmes ont déjà été vécus par d'autres ordres professionnels lors d'examens en ligne.

«Ils ont réussi à trouver des solutions à ces problèmes et soyez assurés que nous ne ménagerons aucun effort pour qu'il en soit ainsi pour votre examen, le cas échéant.»

Sans surprise, le Barreau a été forcé d’adapter la situation en raison de la COVID-19.

«Nous sommes conscients du stress, de l'anxiété et de tous les désagréments que cette situation peut générer. L'École du Barreau a de tous les temps priorisé un examen à la hauteur de la profession et des attentes de la communauté juridique et des étudiants», termine le Bâtonnier Grondin.

Problème informatique 

Plusieurs étudiants ont déploré des problèmes techniques importants survenus durant l’examen final de l’École de Barreau, le 25 mai. Les futurs avocats craignent le fiasco.

Pour la première fois, l’examen se passait en ligne pour quelque 900 étudiants qui avaient cinq heures pour compléter leur évaluation.

«Pour certains, au bout de cinq heures, les réponses n’ont pas été sauvegardées. On ne sait pas qui est honnête là-dedans. C’est juste tout croche et on s’entend à plus de notre ordre professionnel. Ils ont mal fait ça», a lancé un finissant.

En 2019, l’examen final commun (EFC) de 9000 aspirants comptables (CPA) a connu un cafouillage informatique important.