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Habitudes de vie: les Québécois avaient hâte de sortir!

Philippe Langlois et Jean-François Gibeault et Marie Christine Trottier | Bureau d'enquête

Dominick Gravel/Agence QMI

Après avoir été les champions nord-américains du confinement, les Québécois ont repris leurs activités autant sinon plus que leurs voisins, avec les réouvertures autorisées par le gouvernement.  

Les données de géolocalisation cellulaires compilées par Google montrent que les Québécois sont maintenant moins confinés à domicile, vont plus souvent sur leurs lieux de travail et se déplacent davantage que les autres Canadiens et les résidents de l’État de New York, aux États-Unis. 

Plus que partout ailleurs, les Québécois semblent avoir combattu les effets néfastes de l’isolement en sortant beaucoup plus que d’habitude à l’extérieur, dans les parcs et les espaces verts. 

Le Journal vous présente l’évolution du confinement dans le temps et selon les habitudes moyennes qu’avaient les gens avant la pandémie. 

Pour chaque secteur d’activités, la situation du Québec est comparée avec celle de nos voisins, mais aussi avec celle des pays qui ont fait des choix opposés : l’Italie, avec des mesures très strictes, et la Suède, qui n’a imposé que peu de restrictions.

Résidentiel

Variation par rapport à la normale du temps passé dans des immeubles résidentiels, que ce soit des maisons unifamiliales ou des immeubles multilogements.

Au plus fort de la crise, les Québécois ont été les champions du confinement à la maison par rapport à la moyenne du Canada. Ils ont suivi une courbe très semblable à celle des résidents de l’État de New York, qui demeurent encore un peu plus à domicile malgré le retour du beau temps.  

Lieux de travail

Variation par rapport à la fréquentation normale des immeubles de bureaux et des bâtiments industriels ou des endroits identifiés par les utilisateurs Google comme leurs lieux de travail.

Après les Italiens, les Québécois sont ceux qui ont le moins fréquenté leurs lieux de travail habituels au plus fort du confinement. Au début avril, la baisse de fréquentation a été de plus de 60 % par rapport à la normale. La réouverture progressive a toutefois permis aux Québécois de « retourner au bureau » plus rapidement que pour la moyenne du Canada. 

Parcs

Variation par rapport à l’utilisation normale des parcs, quelle que soit leur taille, incluant entre autres ceux à chiens.

Le plus fort de la pandémie de COVID-19 a coïncidé avec le retour du printemps. Résultat : comme presque tout était fermé, les Québécois ont rapidement remis le nez dehors et ont massivement fréquenté les parcs, beaucoup plus que dans toutes les autres régions ici citées. 

Commerces de détail et de divertissement

Variation par rapport à la fréquentation normale notamment des restaurants, des cafés, des centres commerciaux, des musées, des bibliothèques et des cinémas. 

Les Québécois ont moins eu accès aux commerces pendant la crise qu’ailleurs au Canada. La réouverture progressive des commerces à l’extérieur du Grand Montréal au début mai leur a toutefois permis de rattraper la moyenne canadienne. 

Épiceries

Variation par rapport à la fréquentation normale des commerces d’alimentation, petits et grands, ainsi que des pharmacies. 

La pandémie a d’abord créé des mouvements de panique dans les épiceries au Québec, au Canada et à New York. Pendant plusieurs semaines, les Québécois semblent ensuite avoir écoulé leurs réserves, fait appel à la livraison et ont donc beaucoup moins fréquenté les épiceries. Leurs habitudes de consommation semblent toutefois revenir rapidement à la normale depuis quelques semaines.

Transport en commun

Variation par rapport à la fréquentation normale des stations de métro et de train, ainsi que des terminus d’autobus. 

Les Québécois, les Canadiens et gens de l’État de New York semblent encore hésiter à reprendre le transport en commun. De leur côté, les Italiens, qui sont massivement de retour au travail, fréquentent beaucoup plus les trains et autobus.