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Le dossier d’André Boisclair présenté à la cour

Michaël Nguyen | Journal de Montréal

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

Le dossier d’agression sexuelle armée contre l’ex-politicien André Boisclair a été présenté à la cour une première fois ce matin, afin d’interdire la publication du nom de la victime présumée dès aujourd’hui. 

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Lors de la brève audience ce matin, au palais de justice de Montréal, le procureur de la Couronne Luc Pagé demande à la juge Karine Giguère d’émettre une ordonnance de non-publication contre la personne qui aurait été agressée sexuellement par Boisclair, en janvier 2014.

Boisclair, 54 ans, était absent de la salle d’audience, tout comme son avocat. 

D’habitude, ce genre de demande est faite lors de la première comparution. Or, dans ce cas-ci, la poursuite a jugé bon de devancer la requête, puisque le dossier ne reviendra pas à la cour d’ici la mi-juillet. 

La semaine dernière, l’ancienne étoile montante de la politique avait causé une onde de choc lorsqu’un mandat d’arrestation visé avait été lancé contre lui. Le document indiquait que le 8 janvier 2014, soit juste après la fin de son mandat comme délégué général du Québec à New York, il aurait agressé sexuellement une personne.

Le lendemain, Boisclair s’est présenté dans un poste de police afin de faire prendre ses empreintes digitales ainsi que sa photo d’accusé. Il est resté un peu plus de trois heures au poste et n’a fait aucune déclaration en quittant les lieux.

Aidé d’un tiers

Le mandat indiquait qu’il aurait commis l’agression avec une arme et avec la participation d’un tiers, qui n’était pas identifié.

Questionnée à la sortie de la salle d’audience, la Couronne n’a pas voulu donner de détails sur ce tiers, mis à part que cette personne n’est pas accusée pour le moment.

«Actuellement, il n’y a pas d’accusation portée contre qui que ce soit d’autre qu’André Boisclair», s’est contenté de dire Me Pagé.

S’il est déclaré coupable, Boisclair risque un maximum de 14 années d’incarcération, ainsi qu’une inscription au registre des délinquants sexuels.

En plus d’être accusé au criminel, Boisclair a démissionné vendredi dernier de son poste de PDG à l’Institut de développement urbain du Québec, qu’il occupait depuis 2016.