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L'opposition craint que le gouvernement tourne les coins ronds

Vincent Larin | Agence QMI

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

L’accélération des investissements dans les grands projets d’infrastructures promise par le gouvernement du Québec pour relancer l’économie fait craindre à l’opposition qu’on «tourne les coins ronds».

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Le président du Conseil du Trésor, Christian Dubé, doit déposer mercredi un projet de loi en ce sens. Le Parti québécois et Québec solidaire, qui n’avaient pas encore pris connaissance du texte législatif mardi, ont dit craindre de possibles malversations dues à la hâte de décaisser de l’argent.

« Chaque fois qu'il y a des montants importants en infrastructure d'investis, c'est clair qu'il y a de l'avidité qui va être créée chez certains. Et j'ai l'impression que toutes les mesures de surveillance des contrats ne seront pas nécessairement en place, à moins qu'on nous rassure », a indiqué le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, mardi.

Plutôt que de contester la pertinence d’accélérer les investissements dans les grands projets tel le 3e lien à Québec, Pascal Bérubé dénonce l’argent mis dans le projet des « Maisons des aînés » promises par le gouvernement Legault.

« Ça va coûter une fortune par place. Est-ce que c'est l'investissement le plus justifié, est-ce qu'il ne faut pas investir davantage dans les ressources humaines, dans les conditions de travail pour les aînés, des aînés actuels, qui en ont besoin? », a-t-il dit.

Le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a posé trois conditions au gouvernement pour obtenir l’appui de son parti quant à une éventuelle accélération des investissements et des projets d’infrastructures.

Québec ne devra faire aucun compromis quant à la bonne gestion des fonds publics, les droits des travailleurs devront être respectés tout comme les réglementations environnementales, a exigé le député solidaire.

« Rappelons-nous d’où on vient au Québec, pourquoi on s’est donné des règles exigeantes? C’est parce que pendant des années, ça a été un "open-bar" pour le crime organisé, pour du financement politique illégal. On ne veut pas rejouer dans ce film sous prétexte qu’on doit relancer l’économie », a-t-il déclaré.