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Mises à pied chez le Canadien de Montréal

TVA Nouvelles

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Photo d’archives

Les temps sont durs. Même pour une machine à imprimer des millions comme le Canadien de Montréal. Quelques dizaines d’employés du Groupe CH l’ont directement constaté, mardi matin, en apprenant leur congédiement.

Selon nos sources, au moins 20 d’entre eux œuvraient dans l’entourage de l’équipe (communications, opérations, billetterie, marketing). Toutefois, aucun secteur de l’entreprise, que ce soit chez le Rocket de Laval ou auprès des groupes evenko et Spectra, n’a été épargné par cette ronde de mises à pied, dont certaines sont permanentes.

C’est quand même fascinant que le groupe propriétaire d’une équipe qui, selon le magazine Forbes, valait 1,34 milliard $ en décembre 2019 et dont le bénéfice d’exploitation a été estimé à 106 millions $ au cours de la même année doive en venir là.

Il faut dire que Spectra, l’une des branches spectacles et divertissement du groupe, en arrache en raison des nombreux spectacles, tournées et festivals qui n’auront pas lieu à cause de la pandémie et des directives gouvernementales.

Mises à pied en mars

Ces licenciements surviennent quelques jours après que le groupe CH eut demandé le soutien du gouvernement provincial afin de pouvoir passer à travers la crise provoquée par la COVID-19.

De plus, en difficulté depuis le début de la pandémie, le Groupe CH avait été forcé, le 24 mars, de réduire de 60 % son nombre d’employés. Des prestations d’assurance-emploi pour les employés ainsi qu’un fonds d’aide de 6 millions $ avaient été annoncés par la suite.

Ces deux étapes ont permis à des employés congédiés, mardi, de voir venir le coup.

«La COVID amène tellement d’incertitude. Beaucoup de secteurs d’activité de l’entreprise sont arrêtés. Ç’aurait été utopique de penser que tout allait continuer à voguer allègrement, a déclaré un employé limogé. C’est quand même un choc à absorber.»

Secteur remodelé

Dans l’entourage de l’équipe, Dominick Saillant (directeur principal des communications hockey) et François Marchand (chef de secteur des communications hockey) ont été relevés de leurs fonctions après, respectivement, 23 et 11 années de services.

«Notre structure actuelle ne peut supporter une telle tempête. À cet effet, nous avons aujourd’hui pris des décisions difficiles, dont celle de restructurer l’équipe des communications afin de s’adapter à cette nouvelle réalité», a informé Paul Wilson, vice-président principal, affaires publiques et communications, par voie de communiqué.

Sylvie Lambert, coordonnatrice principale de ce secteur, avait subi le même sort à la fin de janvier.

En ajoutant le départ de Donald Beauchamp, prédécesseur de Wilson, il y a deux ans, le changement de garde de ce secteur est maintenant complet.

Ça brasse

D’ailleurs, Beauchamp n’est pas la seule grosse pointure du Groupe CH à avoir plié bagage au cours des deux dernières années. Mark Weightman, président du Rocket et vice-président développement et opérations de la Place Bell de Laval (février 2020) et Jacques Aubé, président d’evenko, il y a deux semaines, ont connu le même sort.

Un groupe auquel on pourrait ajouter le nom de Kevin Gilmore, vice-président exécutif et chef de l’exploitation, dont le divorce avec l’équipe fut prononcé en juin 2016.

Ça brasse dans les hautes sphères du Centre Bell. La COVID-19 y est assurément pour quelque chose. Mais elle n’explique certainement pas à elle seule tous ces chambardements.