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Projet Montréal se dit en bonne santé financière

Elsa Iskander | Agence QMI

Joël Lemay / Agence QMI

Un an et demi avant l’élection municipale de novembre 2021, le parti de la mairesse Valérie Plante, Projet Montréal, n’est pas inquiet pour ses finances et considère être en bonne posture pour la suite des choses.

Le parti qui avait terminé l’année 2018 avec 234 000 $ dans ses coffres a ajouté 167 000 $ à cette somme en 2019 et dispose maintenant de 402 000 $.

Une grande partie de cette somme, soit environ 347 000 $, est composée d’actifs nets liquides et pourrait donc être utilisée rapidement, a souligné le directeur des communications du parti, Julien Acosta. À titre de comparaison, deux ans avant l’élection de 2017, quelque 123 000 $ étaient disponibles.

De plus, le parti n'est pas endetté, a assuré M. Acosta.

«Le travail rigoureux des dernières années a permis d’avoir un montant substantiel à 18 mois des élections», s'est réjoui la nouvelle directrice générale de Projet Montréal, Raphaëlle Rinfret-Pilon.

Cela offre «un coussin quand même confortable», malgré la pandémie. «On commençait bien l’année; malheureusement la COVID-19 vient perturber nos plans», a-t-elle dit.

Poursuites

Mentionnons que deux litiges pèsent aussi dans la balance. Projet Montréal entend les contester, d'après son rapport financier 2019.

Le plus important est relié au projet de parc de l’Ouest de l’administration Plante. Les promoteurs du projet immobilier Cap-Nature Pierrefonds-Ouest ont intenté une poursuite de 178,1 millions $ contre la Ville de Montréal et d'autres partis, incluant Projet Montréal.

Un particulier alléguant ne pas avoir été rémunéré pour ses services poursuit aussi le parti pour 15 000 $.

Plus de donateurs

Le nombre de donateurs a augmenté en 2019, avec 1247 personnes ayant versé plus de 50 $ au parti, contre 1066 en 2018, tandis que 236 personnes ont donné moins de 50$, comparativement à 115 l’année précédente. Les nouvelles adhésions, aux alentours de 600, ont peu bougé.

Si les contributions individuelles ont rapporté un peu plus de 200 000 $, la Ville de Montréal assume une bonne partie des dépenses. Les allocations, frais de recherche et autres dépenses remboursées avoisinent 1,3 million $.

Pour 2020, les objectifs de financement ont été revus à la baisse, puisque plusieurs activités ne peuvent pas avoir lieu en raison de la COVID-19.

«On ne va pas aller demander de l’argent pour notre parti à des familles qui ont de la difficulté. On se garde une petite gêne aussi dans tout ça», a ajouté Mme Rinfret-Pilon.