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Saison compliquée pour les pourvoiries de la Côte-Nord

André Normandeau | TVA Nouvelles

Les pourvoiries de la Côte-Nord ont enfin pu lancer leur saison avec des mesures sanitaires, mais c’est loin d’être gagné, selon leur association.

«C’est le bordel [...] c’est catastrophique», a fait savoir Charles Pinard de l’Association des pourvoiries de la Côte-Nord. Lui-même propriétaire d’une pourvoirie, il a dû annuler les séjours de ses clients qui devaient venir pêcher au mois de juin.

Mais il compte les rappeler au fur et à mesure que les règles sanitaires seront réévaluées par la direction de la santé publique. Mais en tirant un trait sur ce début de saison, le président de l’Association des pourvoiries de la Côte-Nord perd la moitié de ses revenus de l’année.

Ce sont surtout des groupes d’amis de différentes adresses qui louent des chalets et vont pêcher, ce qui complique les choses avec la COVID-19.

«Disons un chalet de six personnes avec trois couples. Maintenant, il faut les répartir dans trois chalets. Un couple par chalet. En autant que tu aies la disponibilité pour le faire, sinon, tu ne les prends pas. Si tu es capable de le faire, tu le fais, mais c’est le même prix pour trois chalets, trois désinfections, trois nettoyages...» a précisé Charles Pinard.

Les propriétaires de pourvoiries veulent plus d’aide financière des gouvernements pour passer au travers des deux prochaines saisons. Ils réclament aussi un allègement de la bureaucratie.

«On est des propriétaires uniques de nos entreprises. On travaille dans notre entreprise. On ne peut pas être sur le terrain et faire de l’administration », a soutenu le pourvoyeur.

«Je comprends que ça nous prend tout ça (formulaires) mais les délais sont de plus en plus serrés, et on est en pleine ouverture de saison. C’est quoi le plus important? Ce sont les clients. Va falloir que tout le monde comprenne ça dans le réseau, parce que là, si on veut survivre jusqu’à l’année prochaine, ça va nous prendre des clients.»

Charles Pinard souligne que les pourvoiries de la Côte-Nord n’ont eu que cinq jours pour préparer leurs installations pour la prochaine saison. La COVID-19 est un autre coup dur après la saga des traversiers et la faillite d’Air Saguenay.

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