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Feu vert au retour en classe pour les cours d’été au secondaire

Daphnée Dion-Viens | Journal de Québec

Les élèves du secondaire pourront retourner à l’école cet été pour suivre des cours de rattrapage.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, en a informé le réseau scolaire dans une lettre transmise en début de soirée mercredi. 

Les premiers cours d’été pourront être offerts dès le début juillet. Les élèves devront respecter la règle du deux mètres dans des groupes d’au maximum 15 élèves.

«Je suis très content d’avoir obtenu cette autorisation de la santé publique», a affirmé M. Roberge, en entrevue avec Le Journal

Ce dernier se réjouit que des élèves qui étaient en échec aux deux premières étapes puissent se reprendre grâce aux cours d’été en classe. «Il y a des jeunes qui vont décrocher un diplôme à cause de ces cours-là», a-t-il lancé.

Le ministre se dit sûr que le réseau scolaire puisse accueillir le même nombre d’élèves que dans les années antérieures, malgré les mesures sanitaires. «Je ne voudrais surtout pas priver des élèves qui sont en échec et qui veulent se reprendre», a-t-il affirmé.

Camps pédagogiques optionnels 

Le ministre Roberge a par ailleurs annoncé un assouplissement concernant les «camps pédagogiques» pour les élèves en difficulté, qui pourront revenir en classe dès la semaine prochaine.

Or les écoles ne sont plus obligées d’organiser ce retour en classe à trois semaines de la fin de l’année scolaire, comme le mentionnait Québec lundi. 

Il s’agit maintenant d’une «nouvelle option» que les écoles pourront mettre en place si elles en ont la possibilité et si elles le jugent nécessaire, précise le ministre.

Les élèves seront invités à y participer de façon volontaire, sur invitation.

Cette annonce avait créé la surprise dans le réseau scolaire. Des directions d’école s’y sont même opposées, jugeant que les délais d’organisation étaient peu réalistes pour une initiative qui survenait trop tard, en fin d’année scolaire.

Dans certaines écoles, le personnel n’est plus disponible en nombre suffisant pour offrir ces camps pédagogiques, reconnaît aujourd’hui M. Roberge.

«On ne voudrait pas non plus laisser tomber des élèves qui ont un bon service d’enseignement à distance pour affecter des profs à (ces camps pédagogiques). Ce qu’on a constaté, c’est que ça va être possible, mais pas partout», a-t-il précisé.

Ce dernier reconnaît que l'initiative survient tardivement, tout en soulignant que cette autorisation n’a été accordée que vendredi dernier par la santé publique. «J’aurais aimé avoir l’autorisation avant, croyez-moi», a-t-il laissé tomber.

«Blitz» pour la rentrée 

Le ministre planche par ailleurs sur un «grand blitz» en septembre, afin que les élèves puissent faire «un grand moment de rattrapage» en début d’année scolaire.

Des discussions avec des experts en pédagogie et des directions d’école sont en cours à ce sujet. 

Il n’est pas question de devancer l’année scolaire plus tôt en août. «Ce n’est pas sur mon écran radar», a répété M. Roberge. 

Le ministre espère par ailleurs être fixé sur le scénario de retour en classe qui recevra l’aval de la santé publique d’ici «maximum une semaine».

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