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L'accélération des travaux d'infrastructures inquiète les environnementalistes

Agence QMI

La volonté du gouvernement caquiste d'assouplir les protections accordées par la Loi sur la qualité de l'environnement pour accélérer des projets d'infrastructures inquiète dans les milieux écologistes.

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«Nous sommes déjà en pleine crise climatique et écologique. Ce n'est pas rendre service à la population que d'assouplir les règles et d'ouvrir la porte à la destruction de milieux naturels», s'est insurgée par communiqué la directrice générale du Conseil québécois du droit en environnement (CQDE), Geneviève Paul, mercredi en fin de journée.

Un peu plus tôt, le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, a expliqué que son parti veut alléger divers règlements pour accélérer la mise en chantier d'environ 200 projets d'infrastructure. Ceux-ci incluent notamment des écoles, des maisons des aînés, des lignes électriques, des routes et des infrastructures de transport en commun.

Ces projets visent notamment à relancer l'économie québécoise, malmenée par la crise de la COVID-19. Des modifications à la Loi sur la qualité de l'environnement sont cependant nécessaires pour accélérer les processus des travaux.

«Bien qu'il soit primordial de mettre en place une relance après COVID, celle-ci ne doit pas se faire à n’importe quelle condition ni à n'importe quel prix. Construire une école sur un milieu humide ne nous rendra pas service. On ne règle pas des problèmes en en créant d’autres», a martelé Mme Paul.

Le CQDE recommande au gouvernement de s'assurer que les processus de consultations et d'examens d'impacts environnementaux demeurent en place pour bien évaluer ses projets d'infrastructures.

De nombreux organismes environnementaux d'un peu partout au pays se sont fait entendre, dans les dernières semaines, pour réclamer que l'environnement ne soit pas sacrifié au profit de la relance économique. Plusieurs ont aussi plaidé pour que les gouvernements misent sur des mesures de relance vertes.

Le gouvernement Legault espère faire adopter son projet de loi d'ici la fin de la session parlementaire, le 12 juin.