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L’IRIS propose une Direction de la protection des aînés

Agence QMI

Le Québec doit se doter d’une Direction de la protection des aîné-e-s (DPA) qui aurait comme mission de veiller au bien-être des personnes âgées. 

C’est à tout le moins l’une des recommandations d’une étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) qui s’est penchée sur les conditions de vie des personnes aînées au Québec.

Cette direction, qui chapeauterait la ligne publique 211, aurait pour mission de faciliter la vie des personnes âgées. Elle formulerait des recommandations au gouvernement afin de changer des pratiques, des lois et des règlements et pourrait aussi enquêter auprès des groupes qui œuvrent auprès des personnes âgées.

«La situation qu’on observe ces jours-ci dans les CHSLD constitue une toute petite partie des problèmes que nous acceptons de faire vivre aux personnes aînées du Québec», a soutenu Eve-Lyne Couturier, chercheuse à l’Institut.

Dans sa note socio-économique, Eve-Lyne Couturier insiste pour dire qu’il ne faut pas infantiliser les personnes âgées, pour la plupart autonomes et capables de prendre les décisions affectant leur vie et leur santé, mais les soutenir.

La mise en place d’un Commissariat aux milieux de vie est ainsi suggérée. Cet organisme de la DPA devrait intégrer les personnes vieillissantes dans ses travaux, plutôt que de réfléchir à leurs besoins à leur place. Elle aurait le mandat de «penser à de meilleures façons de maintenir les personnes âgées à domicile, ainsi que de définir le type de résidences pouvant les accueillir».

Selon l’étude publiée mercredi, les personnes âgées rencontrent plusieurs défis dans leur vie quotidienne et les institutions de la province ne sont pas forcément adaptées à leur réalité.

L’IRIS propose aussi l’instauration d’un guichet unique pour cette catégorie de la population, soutenant que si on améliore les processus pour elle, l’ensemble de la population en bénéficiera.

«Il est primordial de mieux accompagner les personnes aîné·e·s, mais également de revoir les institutions qui les accueillent», a souligné Mme Couturier

La chercheuse juge nécessaire l’enquête annoncée par la Protectrice du citoyen, mais estime qu’elle ne traitera que d’une partie limitée du problème.

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