/news/society

Préposé aux bénéficiaires, pas un métier pour tout le monde

TVA Nouvelles

Plus de 70 000 personnes se sont inscrites au programme gouvernemental pour devenir préposés aux bénéficiaires. Ce métier n’est toutefois pas fait pour tout le monde, selon un préposé.

• À lire aussi: Près de 70 000 personnes ont répondu à l'appel

• À lire aussi: Des préposés bien payés en CHSLD, mais un exode redouté

Jean Bottari, qui est également un blogueur très actif, s’est réjoui devant le nombre d’inscriptions. «C’est incroyable, je ne pensais que ça se rendrait aussi loin», lance-t-il.

Selon lui, le processus devra être très serré. «Avant d’embaucher les 10 000 personnes, il va falloir que ces personnes passent une entrevue exhaustive pour voir si elles ont ce qu’il faut», dit-il. 

Contrairement à ce que bon nombre de personnes croient, il ne suffit pas d’être capable de laver des aînés et de changer leurs culottes d’incontinence. 

«Il y a un côté très humain, la patience, l’empathie, la compassion, savoir déceler les problèmes. Nous vivons tous des hauts et des bas, il faut savoir déceler pourquoi la dame pleure, il faut jouer au psychologue aussi», ajoute M. Bottari. 

Le gouvernement offre une formation payée de trois mois, mais lorsqu’il est devenu préposé en 1983, ce n’était pas du tout le cas. 

«J’ai eu deux jours d’orientation avec un préposé d’expérience et je suis devenu préposé», raconte-t-il.

«Je crois qu’avec une formation de trois mois qui est bien faite, bien ficelée, on peut y arriver. Il va falloir vraiment évaluer les gens pendant la formation et une fois que la formation est finie», poursuit le préposé.

Au terme de la formation et d’une probation, il ne faudra pas hésiter à remercier ceux qui ne sont pas en mesure de faire le travail, dit-il.

M. Bottari croit que l’ajout de ces préposés dans les CHSLD de la province permettra d’améliorer grandement les conditions sur le terrain.

«On va pouvoir réussir à baisser le ratio intervenant-patient. Un préposé qui aujourd’hui s’occupe de 10-12 patients va peut-être en avoir 5-6. Les conditions vont être meilleures et les soins aux résidents aussi», assure-t-il.

Dans la même catégorie