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Profilage racial: les plaintes contre les policiers en hausse au Québec

Yves Poirier

Les plaintes de citoyens concernant des allégations de profilage racial contre des agents de corps policiers québécois sont en hausses depuis les trois dernières années, a appris TVA Nouvelles. 

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En effet, des données obtenues auprès de la Commission des droits de la personne font état d’augmentations constantes. 

Les dossiers ouverts pour profilage racial à la Commission (pour l’ensemble du Québec) visent principalement des policiers ou des agents de sécurité qui travaillent, par exemple, dans les sociétés de transport ou des centres commerciaux et qui sont donc en position d’autorité.

Pour l’année 2017-2018, 38 dossiers ont été ouverts. Ce nombre est passé à 76 pour l’année 2019-2020. 

Dès qu’elle reçoit une plainte d’un citoyen, la commission s’engage à l’examiner. 

Lorsque le dossier est ouvert, c’est qu’elle juge que la plainte est recevable et la partie en cause sera prévenue. 

Une enquête de la Commission des droits de la personne n’a pas lieu dans tous les cas. Il y a des règlements ou des ententes qui peuvent intervenir en cours de route.

Plaintes en déontologie policière   

Par ailleurs, le comité de déontologie policière affirme avoir reçu 92 plaintes en 2018-2019 contenant des allégations pertinentes en matière de racisme, de discrimination ou de profilage racial sur un total de 1867 plaintes cette année-là.