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Bombardier Aviation: 1500 emplois abolis au Québec

Agence QMI

Bombardier Aviation compte abolir près de 2500 emplois, majoritairement au Canada, en raison de la pandémie, a annoncé l’entreprise québécoise vendredi.

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Bombardier a justifié ces licenciements par la chute de la demande pour les avions d’affaires, puisque le secteur de l’aviation est au quasi-point mort depuis mars, et en raison des mesures de confinement mises en place dans la plupart des pays.

«Avec la baisse prévue des livraisons d’avions d’affaires dans l’ensemble de l’industrie d’environ 30 % sur 12 mois en raison de la pandémie, Bombardier doit ajuster ses activités et ses effectifs pour s’assurer d’émerger de la crise actuelle sur de solides bases», a indiqué l’entreprise par communiqué.

  

La majorité de ces réductions toucheront les activités manufacturières au Canada et elles seront effectuées progressivement pendant l’année 2020, a-t-elle ajouté.

Par contre, l'entreprise n’a pas précisé les usines qui seront affectées par ces licenciements.

Bombardier a indiqué que ces mises à pied représenteraient une charge supplémentaire d’environ 40 millions $ pour cette année.

Décision «incompréhensible»

Le Syndicat des Machinistes a jugé l’annonce «incompréhensible», en se disant déçu de voir que «Bombardier refuse de rendre accessible le programme de SSUC à l’ensemble de ses travailleurs». Il a précisé que 717 membres de sa section locale 712, qui sont présentement sur la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC), seront affectés.

«Il aurait été préférable que l’avionneur fasse preuve d’une plus grande ouverture envers ses employés en ces temps difficiles», a soutenu David Chartrand, coordonnateur québécois du Syndicat des Machinistes, dans un communiqué.

Au syndicat Unifor, on estime que 390 membres seraient potentiellement concernés, et ce, au terme de deux vagues de mises à pied en septembre et décembre prochains.

«Nous allons travailler de concert avec l'employeur pour tenter de trouver des moyens de contourner les mises à pied, notamment par la mise en place d'un programme de retraite anticipée, ce qui devrait diminuer les pertes d'emplois dans nos rangs», a dit Renaud Gagné, directeur québécois du syndicat Unifor.

En raison de la pandémie liée à la COVID-19, Unifor s'inquiète pour l'industrie aérospatiale, primordiale pour la santé économique de la région de Montréal, du Québec et du Canada.

«Nous espérons que maintenant que la situation semble se résorber avec le virus au niveau mondial, il n'y aura pas de deuxième vague plus importante et que l'économie pourra reprendre un peu son souffle», a précisé M. Gagné.

Un employé rencontré par TVA Nouvelles au Centre de finition Laurent Beaudoin, à Dorval, a dit ne pas savoir encore qui sera touché par cette décision.

«On n’a pas vraiment une idée claire de qui va être touché ou pas, a-t-il indiqué. On ne sait même pas si l’endroit où je travaille va être touché (...) Je travaille sur les avions Global 7500. On a le meilleur produit dans le monde dans l’aviation d’affaires.»