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De l’espoir pour rapatrier 200 Canadiens coincés au Pérou

Kathryne Lamontagne | Le Journal de Montréal

Pierre Coupel et Marie Salindre sont en confinement depuis plus de 75 jours au Pérou. Le couple, qui a réussi à rejoindre Lima la semaine dernière espère qu’un vol pourra les rapatrier au Canada.

Photo courtoisie

Pierre Coupel et Marie Salindre sont en confinement depuis plus de 75 jours au Pérou. Le couple, qui a réussi à rejoindre Lima la semaine dernière espère qu’un vol pourra les rapatrier au Canada.

Devant l’absence de vols pour les ramener au pays, quelque 200 Canadiens coincés au Pérou ont sollicité des compagnies aériennes privées afin d’être rapatriés au pays le plus rapidement possible, ce qui pourrait se produire d’ici la fin du mois.

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Résidents de Québec, Marie Salindre et Pierre Coupel sont du lot. Le couple d’origine française a entrepris en septembre dernier un périple de neuf mois en Amérique du Sud, à bord d’une camionnette aménagée achetée au Chili. À la mi-février, ils atteignaient le Pérou, qui a été plongé en quarantaine un mois plus tard.

Les voyageurs ont donc été forcés de s’isoler dans leur véhicule, installé dans un stationnement du petit village de San Pedro de Cachora, à près de 1000 km de Lima, la capitale du pays. Optimistes, ils ont convenu d’attendre que les choses se calment, pour éventuellement prendre leur vol vers le Canada, prévu à la fin mai. 

Mais la crise s’est accentuée. Le confinement a été prolongé à de multiples reprises et est toujours en vigueur à ce jour. Les vols internationaux ont été annulés jusqu’en octobre. Sur les conseils de l’ambassade canadienne, le couple a décidé de rentrer au pays. 

Impossible pour eux, toutefois, de prendre ce qui allait être le dernier vol de rapatriement, qui partait quelques jours plus tard, le 16 avril. «On était à 20 heures de route de Lima. Obtenir le papier pour pouvoir se déplacer jusqu’à la capitale prenait deux ou trois jours», déplore-t-elle.

Mobilisation

Face à la situation, des Canadiens coincés au Pérou se sont mobilisés sur les réseaux sociaux. «On est quand même 200 ici ! Il y a des familles, des femmes enceintes. Et chacun a une bonne raison de ne pas avoir pris un avion plus tôt. On se sent très bloqués», déplore Marie Salindre. 

Plusieurs d’entre eux ont usé de leurs contacts pour tenter de noliser un vol par l’entremise d’une compagnie privée. «On aurait peut-être des vols, mais on attend depuis des semaines la réponse du gouvernement canadien pour autoriser ces vols à partir ou à arriver au pays», confiait-elle au Journal, il y a quelques jours.

Vent d’espoir

Dans l’attente d’un éventuel feu vert des autorités, Marie Salindre et Pierre Coupel ont réussi à rejoindre Lima la semaine dernière, grâce à un autobus nolisé par l’ambassade américaine.

À leur plus grand bonheur, l’ambassade canadienne leur a finalement fait savoir mercredi qu’un vol reliant Lima à Toronto devrait avoir lieu le 18, 19 ou 20 juin, pour la somme de 2000 $. Après quoi il revient aux voyageurs de se trouver eux-mêmes un vol intérieur pour rejoindre leur destination finale.

Les ressortissants canadiens ont aussi bon espoir que le pays donne son autorisation à un second vol de rapatriement, qui pourrait avoir lieu le 15 juin, pour la moitié du prix. «On attend la réponse vendredi.»


Appel à tous

Vous êtes coincés à l’étranger depuis le début de la pandémie ou vous connaissez quelqu’un qui n’a pas encore pu revenir au pays ? Le Journal est à la recherche de témoignages de gens qui cherchent par tous les moyens à rentrer à la maison.

jdq-scoop@quebecormedia.com

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