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Eric Girard ouvre la porte à une énième aide financière pour Bombardier

Agence QMI

Le ministre des Finances, Eric Girard, a ouvert la porte à une énième aide financière pour Bombardier alors que l’entreprise a annoncé vendredi l’abolition de 2500 postes.

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«Moi, ce que je veux, c’est que ça fonctionne. Si Bombardier a besoin d’aide supplémentaire, c’est le ministre de l’Économie qui va regarder ça. Moi, je suis ouvert à ça», a-t-il déclaré en point de presse à l’Assemblée nationale.

Eric Girard a insisté sur l’importance de conserver les emplois chez Bombardier compte tenu de l’importance de l’entreprise au sein du secteur aéronautique du Québec.

«Le secteur de l’aviation est directement touché par la COVID. C’est peut-être le secteur le plus touché», a-t-il souligné.

Selon lui, une autre aide financière à Bombardier devrait toutefois se faire sous plusieurs conditions, comme cela s’est fait récemment lorsque Québec a accordé 276 millions $ pour le sauvetage du Cirque du Soleil.

Bombardier Aviation a annoncé vendredi matin qu'elle compte abolir près de 2500 emplois, majoritairement au Canada, en raison de la pandémie.

L’entreprise québécoise a justifié ces licenciements par la chute de la demande en avions d’affaires, puisque le secteur de l’aviation est au quasi-point mort depuis mars, et par les mesures de confinements mises en place dans la plupart des pays.

Entendre Bombardier   

Les partis d’opposition ont quant à eux exigé d’entendre les dirigeants de Bombardier à l’Assemblée nationale avant que toute aide soit accordée.

«J'ai l'impression qu'on a acheté Bombardier trois fois, là, dans les dernières décennies, a lancé le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois. À la quantité d'argent public qu'on a mis là-dedans, sous prétexte qu'on allait conserver les emplois, c'est un scandale de plus qu'on apprend aujourd'hui.»

Tout comme lui, son homologue du Parti québécois, Martin Ouellet, souhaite avoir des garanties de Bombardier avant de réfléchir à injecter d’autres fonds publics dans l’entreprise.

«S'il y a une aide directe ou une aide financière qui doit être donnée à Bombardier, il faut assurément légiférer sur les bonis et s'assurer qu'il n'y ait pas d'augmentation de salaire et s'assurer qu'il n'y ait pas de boni qui soit versé», a-t-il affirmé.

Le député libéral André Fortin a dit souhaiter comprendre ce qui avait mené Bombardier à annoncer l’abolition de ces postes vendredi.

«Je pense qu'on nous doit ça du côté de Bombardier, au minimum, là, une explication sur ce qui se passe à l'intérieur de l'entreprise et les raisons pour lesquelles ils prennent cette décision-là aujourd'hui», a-t-il expliqué.