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Moisson Montréal a distribué 5 M$ de plus de denrées

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Ça va bientôt faire trois mois que les banques alimentaires du Québec font leur effort de guerre.

Ce sont de véritables petites armées de bénévoles qui se sont mobilisées, car les besoins ont rarement été aussi importants.

Pour la première fois, le directeur général de Moisson Montréal, Richard D. Daneau, est en mesure de quantifier la demande en cette période de pandémie. 

«Environ 30% plus de gens, de familles qui vont dans les comptoirs alimentaires, dans les banques alimentaires. Donc, nous de notre côté (...), il a fallu s'activer. Il faut trouver plus de nourriture», dit-il.

Vendredi, on a dévoilé qu’en date du 31 mai, ce sont 20M$ de denrées alimentaires qui ont été distribuées, cela représente près de 5M$ de plus qu’à pareille date l’an dernier.

«Depuis le début de la pandémie, près de 20% des organismes communautaires montréalais ont cessé leurs opérations alimentaires. Les 208 autres qui sont restés ouverts ont dû s’adapter afin de répondre aux besoins des gens qui fréquentaient les organismes qui ont fermé», explique M. Daneau.

Il affirme que toute cette nourriture qui a été distribuée aux personnes dans le besoin aurait été jetée à la poubelle. 

La crise sanitaire est peut-être moins dans une phase critique. Or, dans Côtes-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, le centre communautaire MADA continue de recevoir hebdomadairement des milliers de demandes.

«À peu près 12 000 repas par semaine et puis on a aussi des boîtes que l'on donne aux gens qui ne peuvent pas sortir de la maison», dit Zion Elkabes, du entre communautaire.

«Alors, là, on se trouve dans la banque alimentaire, ou on prépare des paniers mensuels. Donc, c'est une fois par mois et ce n'est que des non périssables. Donc, les familles font leur commande en ligne», ajoute Rabbin Shmuel Pinson. 

Et cette urgence alimentaire, c'est loin d'être fini, prévient la mairesse Sue Montgomery, qui sollicite votre aide. 

«Plusieurs gens ont perdu leur travail, leur job, alors ils manquent d'argent», assure-t-elle. 

L'école de soufisme islamique, une organisation à but non-lucratif, a entendu l'appel.

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