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Des entraînements adaptés pour les survivants de la COVID-19

TVA Nouvelles

Alors que la COVID-19 a emporté près de 5000 Québécois depuis le début de la pandémie, près de 1000 personnes sont toujours hospitalisées et plus d’une centaine sont aux soins intensifs.

Pour les survivants, la vie après le nouveau coronavirus n’est pas de tout repos. Surtout pour les aînés qui survivent à la maladie.

Selon le Dr Félix Pageau, gériatre, il faut prévoir une semaine de réhabilitation pour chaque journée d’hospitalisation. 

Pour aider les aînés à retrouver leur force musculaire et leur motricité, des kinésiologues ont développé des programmes d’entraînement adaptés pour les personnes qui ont survécu à la COVID-19.

«Le fait d'être hospitalisé, d'être alité tout simplement, si ce n'est que sept jours à la maison ou à l'hôpital, ça peut avoir des conséquences très graves, par exemple une perte de force musculaire qui peut aller jusqu'à 15%», a expliqué Martine Lauzé, cofondatrice de NeuroMotrix, en entrevue avec TVA Nouvelles.

«On imagine quelqu'un qui a déjà un peu de difficulté à se lever d'un fauteuil [...] une période comme ça d'inactivité peut rendre les choses très, très difficiles», a ajouté Mme Lauzé.

Tous les entraînements de NeuroMotrix se font à la maison. Et la participante la plus âgée a 96 ans! 

«On parle de trois entraînements par semaine. Ça va être des activités physiques adaptées à ce que les gens vont pouvoir faire à la maison», a précisé Catherine Lavigne-Pelletier, cofondatrice de NeuroMotrix.

«Tout le monde a une chaise et des boîtes de conserve avec lesquelles on va pouvoir faire des exercices et un peu plus de renforcement. On va travailler les capacités cardiovasculaires. Ça va vraiment être adapté à la situation des gens, selon leur déclin ou leur niveau de capacité physique», a relaté Mme Lavigne-Pelletier.

La pandémie a eu plusieurs conséquences sur le système de santé. Les services aux aînés, qui étaient autrefois offerts à domicile, sont moins nombreux. 

«Il y a eu un certain engorgement qui s'est fait dans les services hospitaliers. Les patients, au lieu d'être chez eux, traités par une équipe de physiothérapeutes, ergothérapeutes, travailleuses sociales, infirmiers, préposés, eh bien, ces gens-là n'ont plus les services», a expliqué le Dr Félix Pageau.

«Les proches aidants ne pouvaient pas aller visiter les aînés. Donc, ils se ramassent à l'urgence et, nous, on les hospitalise en gériatrie. Après ça, les retourner chez eux, c'est plus complexe parce qu'on n'a pas les équipes ambulatoires d'hôpital de jour pour supporter les gens à domicile», a ajouté le gériatre.

De plus en plus de gens guérissent de la COVID-19, mais pour les aînés, ça ne veut pas dire que le combat est terminé.