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Des tenanciers au bord de la désobéissance

William Garant, Samuel Audet et Sonia Therrien, de la microbrasserie La Barberie, pensent enfin pouvoir ouvrir leur terrasse la semaine prochaine dans Saint-Roch.

Photo Jean-François racine

William Garant, Samuel Audet et Sonia Therrien, de la microbrasserie La Barberie, pensent enfin pouvoir ouvrir leur terrasse la semaine prochaine dans Saint-Roch.

Microbrasseries, bars avec nourriture ou centres de divertissement, même des établissements licenciés qui pourront ouvrir la semaine prochaine dénoncent une forme d’injustice avec l’annonce de lundi concernant les restaurants.

«Rendu là, je ne sais pas si je peux mais je m’en fous. Je vais ouvrir pareil ma terrasse. C’est assez», a lancé Martin Vaillancourt, propriétaire de la microbrasserie Le Corsaire, à Lévis.

La Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec a déjà informé le gouvernement que s’il maintient le refus d’ouvrir les bars en même temps que les restaurants, ceci pourrait pousser plusieurs tenanciers à la désobéissance civile.

«On est ben mal pris»

Rien n’a d’ailleurs encore été annoncé en ce qui concerne les bars qui ne servent pas de nourriture.

«J’étais prêt à le faire il y a trois semaines. S’il y en a d’autres qui embarquent, je vais ouvrir. Si je dois vendre de la pizza et des pogos, je vais le faire», a ajouté Richard Poulin, du bar Sport Vegas du boulevard Sainte-Anne, à Beauport. 

«On est ben mal pris. Je leur en veux à mort», proteste Guy Baillargeon, de la Brasserie Lionel, sur l’avenue Chauveau.

À l’Association des microbrasseries du Québec, plusieurs questions étaient toujours en suspens lundi concernant la réouverture des établissements.

«C’est encore flou même après avoir parlé à la Régie des alcools», précise Marie-Ève Myrand, directrice générale de l’AMBQ.

À Québec, la quasi-totalité des microbrasseries a désormais une offre alimentaire qui leur permettra d’ouvrir leurs portes.

Dans Saint-Roch, La Barberie devrait ouvrir sa terrasse la semaine prochaine.

«On a un permis de préparation générale du MAPAQ. Si on sert de la bouffe, on peut ouvrir», explique William Garant, membre de la coopérative.

Une injustice

Pour Marco Sanschagrin, du Dooly’s Neufchâtel, la situation amène une profonde injustice.

Les 27 établissements Dooly’s, qui sont considérés comme des centres de divertissement, ne pourront pas tous ouvrir en raison de leur offre de restauration différente d’un endroit à l’autre.

«Il y a une injustice. Ils vont finir de tuer ceux qui restent. Moi je pourrais ouvrir parce que je fais des burgers, mais un autre bar qui réchauffe de la pizza, non.»

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