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41 % des Québécois pourraient changer de boulot

Agence QMI

Offres d'emploi doigt

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Les travailleurs canadiens demeurent loyaux envers leurs employeurs, même ceux qui ont perdu leur emploi depuis le début de la crise sanitaire.

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Selon ADP Canada, qui a dévoilé mercredi les résultats d’une autre enquête de sa série «Études sur les habitudes de travail en temps de COVID-19», 28 % des répondants ont même accru leur loyauté à l’égard de l’entreprise qui les emploie.

Au Québec, 41 % des travailleurs salariés cherchent toutefois un nouveau boulot ou seraient susceptibles de le faire dans un horizon de 12 mois.

On apprend grâce à ce sondage mené par Angus Reid que les femmes sont plus susceptibles d’être loyales envers leurs patrons, soit 33 % de la gent féminine versus 23 % pour leurs confrères masculins.

Beaucoup de Canadiens qui ont été licenciés ces dernières semaines en raison des impacts liés à la COVID-19 demeurent loyaux envers leurs employeurs, 47 % souhaitant même reprendre le poste qu’ils occupaient avant que l’économie se mette sur pause, en mars dernier, pour limiter la propagation du virus.

«Bien que la loyauté envers les employeurs reste élevée, il ne fait aucun doute que la COVID-19 aura des répercussions durables sur la main-d'œuvre», a dit Heather Haslam, vice-présidente marketing chez ADP Canada.

«Notre série d’enquêtes sur les habitudes de travail a montré que la plupart des employeurs se sont adaptés rapidement, en plus d'adopter des mesures pour protéger leur main-d'œuvre, a-t-elle poursuivi. Les employeurs peuvent favoriser la rétention de leurs employés en faisant preuve de transparence sur les changements, en restant empathiques, en soutenant et en informant leurs employés, en leur demandant régulièrement leur avis et en continuant à donner la priorité à la santé et à la sécurité des employés.»

Une charge de travail alourdie 

ADP Canada s’est aussi intéressé au fonctionnement des milieux de travail, ce qui permet de mesurer une augmentation de la charge de travail pour 46 % des personnes sondées, un meilleur accès aux technologies (38 %) et des mesures renforcées en matière de santé et de sécurité (74 %), notamment dans le secteur de la santé.

Quatre principaux secteurs ont rapporté des impacts négatifs émanant de la COVID-19, soit le commerce de détail, l’alimentation et l’hôtellerie, les métiers de la construction, l’industrie manufacturière, les ressources naturelles, l’agriculture ou les services agricoles ainsi que les services aux entreprises et aux professions libérales.

Ainsi, selon le sondage, 51 % des répondants ont évoqué que le virus a eu un impact négatif sur le chiffre d’affaires de leurs entreprises et 36 % qu’il a entraîné une diminution du nombre de salariés sur le lieu de travail.

Hâte de retourner au boulot, mais... 

En ce qui concerne le retour au travail, un tiers des répondants disent avoir hâte de retourner au bureau, mais 21 % d’entre eux ne sont pas prêts dans l’immédiat et 11 % ne sont pas certains que leurs employeurs soient prêts à les accueillir avec toutes les mesures sanitaires nécessaires afin d’assurer leur santé et leur sécurité.

Le sondage a été réalisé du 15 au 17 mai auprès d’un échantillon représentatif de 939 travailleurs membres du Forum Angus Reid.