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«Je me sens tout à fait correct», dit le Dr Arruda concernant son voyage au Maroc

TVA Nouvelles

Le directeur de la santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda, assume complètement le voyage qu'il a fait du 26 février au 8 mars dernier, soit quelques jours seulement avant l'arrivée de la pandémie au Québec.

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Le bureau d'enquête révélait vendredi que le Dr Arruda minimisait le coronavirus et faisait des blagues lors de ce voyage au Maroc au cours duquel il devait prendre part à une conférence sur la santé publique.

Questionné sur cette affaire par Mario Dumont sur les ondes de LCN, le Dr Arruda n'a montré aucun remords.

«On peut faire de la politique avec ça, mais moi au point de vue professionnel je me sens tout à fait correct. J'ai toujours assumé mes fonctions avec mes collègues dans ce dossier», a-t-il affirmé, mentionnant que le voyage auquel il prenait part était prévu. La conférence à laquelle il a été invité s'intéressait aux sujet de la pratique des pharmaciens du Québec et l'usage du cannabis thérapeutique.

«Dès janvier on travaillait sur la question de la pandémie. (...) Maintenant on peut essayer de dire que mon voyage a eu un impact sur la pandémie et moi je pense que ce n'est pas le cas. J'ai toujours démontré un ''commitment'' très important par rapport à ça», se défend Dr Arruda.

Concernant les blagues qu'il aurait faites lors de cette conférence, le directeur de la santé publique assure qu'elles ont été prises hors contexte et qu'elles étaient surtout à l'effet que l'actualité du Maroc tournait presqu'entièrement autour de la COVID-19 tout comme d'autres enjeux de santé publique. 

«Surprenant» dit l’opposition  

Pour le porte-parole du Parti québécois en matière de santé, Joël Arseneau, ces propos sont «surprenants» et «étonnants» venant de la bouche du directeur national de la santé publique, à l’aube d’une crise sanitaire majeure.

«Ça dégage une certaine insouciance. [Mais] personne, lui non plus, ne s’attendait à l’ampleur de la pandémie», a estimé M. Arseneau.

À ce moment, Québec était bien au courant de l’avancement de la pandémie sur la planète et pourtant, le gouvernement a attendu le 27 février avant de passer une première commande d’équipement de protection médical, déplore-t-il.

Même son de cloche du côté de la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade.

«Dans ce cas-ci [les blagues], c’est peut-être un manque de prise de conscience, mais ce sont les actions qui n’ont pas suivi», a-t-elle déploré au sujet des propos tenus par le Dr Horacio Arruda au Maroc.

- avec la collaboration de Vincent Larin, Agence QMI