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La coroner blâme une maison de thérapie pour la mort d'une jeune toxicomane

TVA Nouvelles

La coroner Andrée Kronstrom blâme sévèrement la Maison Carignan de Trois-Rivières pour la mort de Lyndia Hamel, survenue en décembre 2016.

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La jeune fille avait fait une surdose au retour d’un séjour à l’extérieur durant la période des Fêtes. 

Dans un rapport de plus de 25 pages, la coroner recommande à la maison de thérapie de mieux encadrer les sorties de ses pensionnaires et d’offrir davantage de services aux personnes confrontées à des problèmes de dépendance aux drogues dures.

La coroner soutient aussi que les intervenants de la Maison Carignan auraient dû être mieux formés pour identifier les signes avant-coureurs d’une rechute au retour d’une sortie et des risques de surdose. 

«Je recommande à La Maison Carignan, de concert avec le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec:

- de revoir le ratio intervenants/bénéficiaires les soirs et les jours fériés;

- de réviser les modalités entourant les sorties temporaires des résidents afin de créer un filet de sécurité et de minimiser les risques de rechute;

- de bonifier sa procédure en matière de fouille pour éviter que les personnes revenant de sortie rapportent avec elles des substances et du matériel de consommation;

- d’élaborer une procédure indiquant la marche à suivre lorsqu’un résident présente des signes d’intoxication. Cette procédure devrait notamment préciser les situations qui constituent des urgences médicales ainsi que les actions à poser dans de tels cas (administration de naloxone, contact d’un centre antipoison ou des services d’urgence, etc.)», a-t-elle écrit.

Lyndia Hamel revenait d’une sortie temporaire durant la nuit de Noël 2016. À l’insu du personnel, la jeune femme a consommé plusieurs drogues qui se sont additionnées aux médicaments administrés pour son sevrage. 

L’effet néfaste de ces drogues a été exacerbé par le fait que l’organisme de la jeune fille était en sevrage. 

Personne n’a été en mesure d’identifier les signes avant-coureurs d’une surdose. Une seringue souillée, des restes de cocaïne et des comprimés avaient été retrouvés dans son lit.