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Plus de ventes frauduleuses d'animaux

Les fraudes liées aux ventes en ligne connaissent une recrudescence depuis le mois d'avril partout au Québec. Les animaux de compagnie sont notamment très populaires chez les fraudeurs pour attirer leurs victimes.

Nadyne Tremblay s'est presque fait avoir. Cherchant un chien de race Golden depuis quelques jours, elle croyait avoir trouvé la perle rare. Finalement, le chien en question n'en était pas vraiment un.

«On a insisté pour aller la voir, mais la personne ne voulait pas tant qu'on ne payait pas la livraison», a expliqué Mme Tremblay, vendredi, en entrevue avec TVA Nouvelles.

C'est en fait 400 $ d'acompte qui a été demandé sous forme de virement bancaire, en plus du prénom et du nom, de l’adresse et du numéro de téléphone que le vendeur lui demandait. Après plusieurs refus de visite en personne, l'acheteuse a compris qu'il s'agissait d'une fraude. Aucun versement d'argent n'a été fait.

Nadyne Tremblay a finalement trouvé un autre compagnon de vie. La photo du chien qui lui a été proposée au départ a été retrouvée par TVA nouvelles sur un site français. La photo date en fait de 2008.

Plusieurs plaintes partout au Québec

Mais elle n'est pas la seule à avoir eu affaire à un potentiel fraudeur.

«Depuis le mois d'avril, on a reçu six plaintes totalisant des fraudes entre 300 $ et 3400 dollars $ chacune», a précisé le sergent Luc Mongrain, responsable des communications à la Police de Trois-Rivières. Même chose du côté de plusieurs services de police de la province.

La solitude provoquée par le confinement pourrait bien avoir un lien avec cette recrudescence de fraudes de vente d'animaux en ligne. Les gens se sentent plus seuls et veulent adopter un animal.

Trucs et astuces

Pour éviter de se faire avoir par ce genre de fraude, il est important de bien reconnaître les signes. Le prix est souvent le principal indicateur. Par exemple, si un chien de race est affiché à un prix ridiculement bas et qu'une raison bidon accompagne l'annonce, c'est possiblement une attrape.

Si la personne refuse de laisser visiter son chien avant la vente ou demande un prélèvement bancaire, c'est un autre feu rouge.

«On doit demander des informations sur l'animal, poser des questions, le rencontrer dans son environnement pour voir s'il est bien traité», a expliqué Claudia Boisvert, qui est coordonnatrice du développement philanthropique à la Société protectrice des animaux de la Mauricie.

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