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Incendie au Lac-Saint-Jean: un feu de camp possiblement à l'origine du brasier

Sébastien Larocque | TVA Nouvelles

L’important incendie de forêt qui fait rage au nord du lac Saint-Jean n'est pas maîtrisé, mais les pompiers travaillaient avec ardeur pour l'orienter, a indiqué dimanche le ministre de la forêt, de la faune et des Parcs Pierre Dufour.

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«Ce qu'on voit lorsqu'on parle de hors contrôle, c'est que le feu, on n'est pas encore à l'étape d'y travailler pour le maîtriser totalement. Mais on travaille à le diriger et à l'orienter selon des actions précises», a expliqué M. Dufour.

Par exemple, des efforts ont été concentrés dans le secteur du réservoir de Péribonka afin d'éviter que les flammes ne s'y rendent.

En conférence de presse, dimanche, le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, a présenté une photographie montrant un cercle de roche où a manifestement été allumé un feu de camp, près du secteur Chute-des-Passes.

On ne peut en être certain, mais tout indique que c’est à cet endroit que le gigantesque incendie a d’abord pris naissance, a expliqué le ministre.

«Dans ce cas-ci, ce n’était pas des villégiateurs, [...] c’est des gens qui étaient possiblement en bateau avec une tente qui sont arrêtés sur place et qui se sont fait un feu, tout simplement», croit M. Dufour.

Il estime que le feu a été mal maîtrisé par ces individus. Combiné aux probabilités d’incendie, le brasier se serait ainsi propagé à la forêt, pense-t-il.

À l’aube de la Fête nationale, Pierre Dufour a rappelé que les conditions météorologiques n’étaient pas favorables aux feux. Des directives d’interdictions ont d’ailleurs été émises dans les derniers jours.

Le brasier avait continué sa fulgurante progression, samedi, alors que le risque d’incendie est jugé «extrême» sur la majorité du territoire québécois.

Un membre de l’équipe du ministre a précisé au Journal que les responsables de ce feu de camp n’ont pas été rencontrés et qu’il n’est pas envisagé de mener une enquête plus approfondie à leur sujet puisqu’il serait difficile d’établir hors de tout doute la cause de l’incendie. Par contre, on sait que le feu a pris naissance dans ce secteur. On sait aussi que la foudre n’est pas tombée à cet endroit. 

Il est même possible que les auteurs de ce feu de camp aient quitté l’endroit avant que le désastre ne commence et découvrent seulement aujourd’hui, dans les médias, qu’ils en sont peut-être la cause. 

Le feu a vu sa superficie presque doubler en 24 heures. Dimanche, elle atteignait plus de 62 000 hectares dans une zone qui mesure environ 51 kilomètres de longueur et 16 kilomètres de largeur.

​Des équipes de l'Ontario et du Manitoba ont été dépêchées sur place pour aider les pompiers québécois à combattre l’incendie qui a débuté mardi.

«Moi, aujourd'hui, je suis très rassuré de voir le travail qui se fait en amont versus la situation. On ne se le cachera pas il fait chaud, il y a peu d'humidité, on n'arrive dans une situation naturelle où la prolifération des feux est naturelle», a dit le ministre Dufour.

Pierre Dufour a par ailleurs indiqué que nombre d’incendies de forêt en sol québécois cette année avait déjà atteint le double du nombre à pareille date l’an dernier.

La ministre des Affaires municipales Andrée Laforest a par ailleurs indiqué qu’une ligne téléphonique a été mise en place pour les propriétaires qui souhaitent savoir si leur chalet a été endommagé par les flammes. Ceux-ci peuvent composer le 1-877-644-4545.

- Avec Dominique Lelièvre, Journal de Montréal

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