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Montréal connaîtra un fort recul des mises en chantier en 2020

Anne Caroline Desplanques

Montréal connaîtra un fort recul des mises en chantier au milieu de 2020, mais il devrait être suivi d’un rebond. Les prix de l’immobilier pourraient même dépasser leurs niveaux d’avant la pandémie d’ici 2022.

C’est ce que prévoit la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) dans son numéro spécial sur les Perspectives du marché de l’habitation tout juste rendu public. Cette analyse est centrée sur les grands centres urbains.

À Montréal, « même s’il se peut que les prix reculent de manière considérable au cours des prochains mois, dans la mesure où les conditions économiques et démographiques deviendront plus favorables les prix devraient tout de même suivre une légère tendance à la hausse d’ici 2022 et pourraient même dépasser leurs niveaux d’avant la pandémie », peut-on lire.

Incertitude extrême 

Toutefois, la SCHL souligne qu’ « une incertitude extrême » et « sans précédent » demeure quant au moment précis et la rapidité de la reprise. Ceci dépendra notamment de l’impact d’une éventuelle deuxième vague de la pandémie, de l’évolution du prix du pétrole, mais aussi des flux migratoires qui sont un moteur important du marché immobilier.

Pour l’ensemble du Canada, « les mises en chantier vont probablement diminuer de 51 à 75% en 2020 par rapport à leurs niveaux d’avant la COVID-19 », estime la SCHL. Les ventes immobilières devraient elles chuter de 19 à 29% cette année et les prix diminueront de 9 à 18%.

« La COVID-19 a eu des répercussions sans précédent sur les centres urbains du Canada. L’incertitude à court terme entraînera une baisse importante des ventes et de la construction résidentielle. À mesure que le virus sera neutralisé, les villes récupéreront, mais il y a une grande incertitude quant au déroulement de la reprise et au moment où elle aura lieu », résume Aled Ab lorwerth, économiste en chef adjoint à la SCHL.

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