/news/tele

Un spectacle de la fête nationale qui fait du bien

Samuel Pradier | Agence QMI

Le grand spectacle de la Saint-Jean, exceptionnellement diffusé en simultanée sur les quatre réseaux généralistes (TVA, ICI Radio-Canada Télé, V et Télé-Québec) mardi soir, était à l’image du Québec d’aujourd’hui: beau, diversifié, généreux et rassembleur.

Après un numéro introductif avec un conte de Fred Pellerin imaginant un nouveau monde post-confinement, plus empathique et proche de la nature, le party a commencé à lever avec des chansons qui ont marqué les esprits comme «Tout le monde en même temps» de Louis-Jean Cormier, ou «Bobépine» avec Roch Voisine, Gregory Charles, Luce Dufault, ou encore «Ciel» avec Fouki, juché sur le toit de l’amphithéâtre Cogeco, où a été enregistré le spectacle.

Nostalgie

Marie-Michèle Desrosiers et Michel Rivard ont fait revivre les grands moments de Beau Dommage avec un medley de chansons de circonstance, comprenant «Amène pas ta gang», «Le géant Beaupré», «J’ai oublié le jour» et, pour finir, «le blues de la métropole».

L’absence de public était compensée par une superbe réalisation de Jean-Francois Blais et par les trouvailles de mises en scène comme, par exemple, l’utilisation de tout l’espace de l’amphithéâtre, y compris les rangées de sièges pour y installer des plateformes avec des musiciens.

Au cours de la soirée, on aura souligné la résilience des jeunes qui ont subi un confinement obligatoire et une fin d’année scolaire en queue de poisson, avec la magnifique chanson «Lili » de Vincent Vallières ou une version plus électrique de «Complot d’enfants» de Félix Leclerc par Louis-Jean Cormier. 

On aura aussi rendu hommage et souligné l’héritage des premières nations, notamment à travers un superbe duo d’Elisapie et Pierre Lapointe.

Mention spéciale à Marie-Mai, Cœur de pirate et Ariane Moffatt, trois femmes de caractère qui ont livré un numéro enlevant et inspirant en s’échangeant chacune leurs chansons; même chose pour Pierre Lapointe, Hubert Lenoir et Ariane Moffatt qui ont insufflé une belle fraîcheur à «Déjouer l’ennui» et «Ton hôtel».

Les incontournables

S’il y a deux incontournables de toutes les fêtes de la Saint-Jean, c’est bien la bière et les guitares. 

Pour célébrer ce sens de la fête typiquement québécois, on a eu droit à un numéro festif avec «Deux autres bières», «Shooter de fort», «Arrête de boire», suivi d’une thématique musicale avec «Je joue de la guitare», pour finir sur «Y’a pas grand-chose dans le ciel à soir» de Paul Piché, ironiquement accompagné d’effets pyrotechniques devant le fleuve Saint-Laurent.

Au milieu de tous ces jeunes artistes, la grande Diane Dufresne est arrivée avec toute sa fougue et sa folie pour chanter «Mais vivre», accompagnée (en vidéo) de l’Orchestre symphonique de Montréal, de l’Orchestre Métropolitain et de l’Orchestre de l’Estuaire. Un moment exceptionnel.

Parce qu’il faut savoir d’où on vient pour savoir où on va, avant de vouloir inventer un nouveau monde, Richard Séguin a clôt la soirée avec sa chanson d’espoir, «Quand on ne saura plus chanter», en compagnie de tous les artistes dispersés dans l’amphithéâtre.