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Arrestation violente d’un chef autochtone: les accusations abandonnées

Agence QMI

Photo TVA Nouvelles

Les accusations qui pesaient contre le chef de la Première Nation chipewyanne d'Athabasca, dans le nord-est de l’Alberta, ont été retirées.

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C’est ce qu’a annoncé la Couronne après «un examen des éléments de preuve disponibles, y compris la divulgation de documents pertinents supplémentaires».

Allan Adam était accusé d’avoir résisté à son arrestation et d'avoir agressé un policier en mars dernier à Fort McMurray.

C’est au début du mois de juin que ce dernier a révélé avoir été battu par des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). En plus de vidéos de témoins de l’évènement, une vidéo de 12 minutes enregistrée depuis le tableau de bord d’une voiture de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), dans laquelle on pouvait apercevoir un policier frapper à la tête le chef autochtone au terme d'un échange d'une dizaine de minutes, a aussi été déposée jeudi dernier comme preuve.

Après la publication des images, plusieurs comme le premier ministre Justin Trudeau ont parlé d’une «vidéo choquante». Ce dernier avait d’ailleurs appelé à la mise en place d’une enquête «indépendante et transparente» sur l’arrestation violente du chef.

Le chef Adam a confié, en conférence de presse mercredi, qu'il espère que son histoire mènera à un changement de mentalité au sein de la GRC.

Son avocat, Brian Beresh, a profité de l'occasion pour révéler que le policier qui a frappé Allan Adam faisait déjà l'objet d'accusations pour agression et méfait dans une autre affaire et devait comparaître le 30 septembre prochain. Pourtant, l'agent n'a pas été retiré du service malgré ces accusations.

L’incident fait l’objet d’une enquête par l’Équipe d’intervention de l’Alberta en cas d’incident grave (ASIRT) qui a été dépêchée par la GRC pour faire la lumière sur cette affaire.