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Des camps de jour bien différents cette année

Molly Béland | TVA Nouvelles

Quelques camps de jours du Centre-du-Québec ont commencé à accueillir des enfants cette semaine, mais les activités seront fort différentes cet été.

Cette année, il n’y aura pas de sortie à la piscine ni d'activités hors des limites du camp de jour. Les jeux d'eau fonctionnent avec un horaire, de même que les locaux intérieurs de l'école Curé-Brassard, qui accueille les 190 enfants du camp de jour de Nicolet.

Les animateurs doivent trouver une façon d'occuper les enfants du matin au soir, tout en respectant les mesures de santé publique. Ils doivent user de leur créativité.

«On passe beaucoup de journées à planifier des jeux puisque nous n'avons pas de sorties. On fait des journées thématiques aussi pour que les enfants s'amusent», explique Alexie Dufresne, une des animatrices du camp de jour de Nicolet.

Par exemple, jeudi, c'était Noël au terrain de jeu. Il fallait cependant que chacun reste dans son groupe sans se mélanger. Les enfants seront éventuellement munis de bracelet de couleur pour s'assurer que les groupes ne changent pas.

Pour se déplacer, les animateurs demandent un rang droit, avec les deux bras tendus de chaque côté de sorte à laisser un mètre de distance entre chaque enfant.

Toutefois, ce n'est pas évident de faire respecter la distanciation sociale.

«Ils veulent tous un peu de câlins, mais il faut leur dire non. C'est difficile même pour nous », raconte la coordonnatrice du camp de jour, Annie Normand, elle qui s'ennuie de la chaleur humaine des années précédentes.

Visite de la santé publique 

Dès l'ouverture des camps de jour, la santé publique a été interpellée afin d'encadrer les gestionnaires de camps qui auraient des questions ou qui auraient besoin d'informations en matière de mesures sanitaires.

«On fait le tour des camps de jour pour observer les mesures qui sont en place et faire des recommandations au besoin. On vérifie que les camps sont à la fois sécuritaires, mais aussi plaisants pour les enfants », explique Éric Lamothe, chef de service de l’action intersectorielle et communautaire pour le CIUSSS.

Les animateurs, comme les enfants, doivent se laver les mains plusieurs fois par jour. Ils doivent aussi effectuer la désinfection des aires communes entre chaque groupe.

Manque d'animateurs 

Le camp de jour de Nicolet a bien failli manquer d'animateurs pour compléter son équipe. Pandémie oblige, les ratios enfant-adulte ont été modifiés et requièrent plus d'animateurs que les années précédentes.

Au lendemain de l'ouverture, mardi, l'équipe se complétait encore.

« Je pense que la PCU et la PCU étudiante ne nous ont pas aidés à trouver de la main-d'oeuvre. Une chance que nous avions commencé à recruter avant la pandémie», affirme le responsable des communications à la Ville de Nicolet, Sébastien Turgeon.