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36 mois pour un accro à la porno juvénile

Michael Nguyen | Journal de Montréal

Bloc justice

Photo d'archives, Fotolia

Un amateur de pornographie juvénile, qui a déjà été condamné pour des contacts sexuels sur une mineure, a écopé vendredi de 36 mois d’incarcération pour avoir partagé en ligne des vidéos explicites impliquant des jeunes.

« On voit souvent des gens qui partagent des vidéos pour en recevoir d’autres ; Michel James Brown avait fait des thérapies, mais sans succès », a expliqué le procureur de la Couronne, Bruno Ménard, vendredi au palais de justice de Montréal.

L’homme de 64 ans avait été arrêté l’an passé pour possession et distribution de pornographie juvénile. 

À l’époque, il utilisait un programme de partage de fichiers, mais les policiers étaient bien au courant des méthodes des pédophiles. Si bien que lors d’une « veille internet », des agents ont réalisé qu’un résident du Québec était en train de partager du matériel illicite.

Il n’a pas fallu de temps pour qu’ils obtiennent un mandat de perquisition, et une fois chez Brown, ils ont découvert le pot aux roses avec 1739 vidéos et 925 photos de pornographie juvénile.

« C’était sur son ordinateur et d’autres supports, a expliqué Me Ménard. Il y avait un DVD et une photo imprimée. Il a confessé que le matériel était à lui. »

Pas de procès

Plutôt que d’aller à procès, le Québécois a finalement plaidé coupable vendredi, écopant de 36 mois de détention, soit bien plus que lors de sa première offense. 

En 2007, Brown a été pris en possession de pornographie juvénile, ce qui lui avait valu 18 mois de prison à domicile.

Et en 1994, il avait été condamné à quatre ans de pénitencier pour des contacts sexuels sur une mineure. Selon la base de données judiciaire, Brown avait également proposé de payer la victime pour les services sexuels et avait produit des images des contacts sexuels.

En plus de sa sentence, Brown devra s’inscrire au registre des délinquants sexuels pour le reste de sa vie. Et une fois sorti de prison, il devra respecter une période de probation de trois ans, pendant laquelle il lui sera interdit de se trouver dans plusieurs lieux où se trouvent des mineurs.

Ses accès à internet seront également sévèrement limités durant cette période.

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