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Homicide involontaire à Vaudreuil-Dorion: l'accusé libéré sous conditions

Jonathan Tremblay | Journal de Montréal

meurtre vaudreuil

Photo tirée de Facebook

L’homme accusé de l’homicide involontaire de son voisin de cour à la suite d'une fête qui avait lieu dimanche dernier à Vaudreuil-Dorion a obtenu sa libération sous conditions, ce matin, moyennant une caution de 10 000$. 

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Deyver Andres Aguilar Céspedes, 38 ans, a subi son enquête sur cautionnement par téléphone, ce matin, au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield.

Il est accusé d’avoir tué son voisin Maxime Bélanger, 39 ans. Ce drame est survenu dimanche soir, dans la cour arrière de sa résidence, rue Caron, à Vaudreuil-Dorion.

À la fin d'une célébration organisée à l’occasion de la fête des Pères, l'accusé aurait battu et poignardé la victime après que celle-ci eut sauté par-dessus la clôture qui les séparait.

Cet élan de colère aurait été causé par une querelle qui opposait depuis quatre ans les deux voisins. Cette chicane concernait des plaintes pour bruit excessif.

Lors de la comparution de Céspedes, la juge Marie-Chantal Doucet a entériné la suggestion des avocats au dossier, de le libérer jusqu’à la fin des procédures judiciaires.

«On a pris en considération ses garanties, et, comme c’est un homme sans antécédents judiciaires, que ça semble être un geste isolé avec un risque de récidive qui m’apparaît faible, on ne s’est pas opposé à sa libération, a commenté la procureure de la Couronne Catherine Sheitoyan, à sa sortie de la salle d'audience. La sécurité de la famille de la victime est protégée, et la sécurité du public n’est pas en péril.»

Photo Agence QMI, Pascal Girard

L’accusé, d’origine colombienne, a entre autres dû déposer la somme de 10 000$ en caution et remettre ses passeports.

Il devra également respecter de strictes conditions, notamment ne pas s’approcher à moins de 500 m de la résidence du défunt, où habite toujours la mère de celui-ci.

Il est également interdit à Céspedes de communiquer avec des membres de la famille de la victime ou avec des témoins potentiels, outre sa famille proche ou éloignée.

Le père d’un jeune enfant devra aussi se soumettre à un couvre-feu de 21h à 7h, et il ne pourra posséder d’armes ou se retrouver sous l’influence de l’alcool.

Il ne pourra pas non plus se trouver dans la cour de la résidence où il devra demeurer, située à une quinzaine de kilomètres de sa propriété principale.

L’assistant dentaire aura cependant la possibilité de se rendre à son travail et de participer à des activités sportives, tant qu’il maintiendra la paix et un bon comportement.

«Sounds terrific», a lancé Céspedes, en anglais, en écoutant avec attention les conditions qui lui ont été imposées.

«Merci, tout le monde, merci beaucoup. J’ai bien hâte de vous voir», a-t-il poursuivi en français, avant que la ligne téléphonique ne coupe.

Selon nos informations, Céspedes, représenté par Me Vincent R. Paquet, devrait plaider la légitime défense lors de son procès. Son dossier reviendra devant le tribunal en août prochain.