/news/law

Les accusés veulent à tout prix être libérés sous caution

Michael Nguyen | Le Journal de Montréal

Pietro Poletti, Ex-enquêteur

Photo d'archives

Pietro Poletti, Ex-enquêteur

Le trio accusé d’avoir agressé chez lui un ex-enquêteur spécialisé dans le crime organisé a joué son va-tout vendredi, chaque accusé jurant être prêt à respecter n’importe quelle condition pour être remis en liberté sous caution.

« Je suis prêt à tout faire, quitte à rester chez moi et sortir seulement pour travailler », a lancé Louis-Simon Jacques, vendredi, au palais de justice de Montréal, tandis que ses coaccusés abondaient dans le même sens.

Jacques, ainsi que Sandel Pierre et Yadley Deutz Saint-Jean, âgés de 31, 18 et 23 ans, étaient de retour à la cour dans l’espoir d’être libérés en attendant leur procès pour une violente agression sur l’ex-policier Pietro Poletti et la mère de ce dernier, il y a deux semaines à leur domicile.

Série d’erreurs

Selon la preuve de la Couronne, Jacques, un accroc au crack, était le chauffeur, tandis que les deux autres ont directement attaqué l’ex-enquêteur. Ils avaient été arrêtés en raison d’une série d’erreurs, en commençant par le chauffeur qui s’était stationné dans l’angle d’une caméra de surveillance. 

Un voisin, qui avait remarqué l’activité suspecte chez l’ex-policier, avait d’ailleurs suivi les agresseurs, prenant en note la plaque d’immatriculation du véhicule de fuite. 

Plusieurs objets utilisés lors de l’agression avaient d’ailleurs été retrouvés dans la rue, tels un balai à neige et un masque chirurgical.

La juge Mylène Grégoire annoncera mardi si elle accepte de remettre les accusés en liberté et, si oui, sous quelles conditions.

Une quatrième personne est toujours recherchée.