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Îlots dans les classes: des changements réclamés avant la rentrée scolaire

TVA Nouvelles

Sébastien St-Jean /Agence QMI

Depuis le début de la crise, plusieurs spécialistes se préoccupent tout particulièrement des répercussions du confinement et des mesures sanitaires sur nos enfants. 

C'est notamment le cas de la Dre Véronique Groleau, gastro-entérologue pédiatre au CHU Sainte-Justine, et de son conjoint Simon Landry qui est enseignant.

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La Dre Groleau fait partie d'un groupe de médecins qui demande le déconfinement des enfants. Le groupe craint les répercussions possibles sur le développement des enfants.

Les experts ont pu savourer une première victoire avec le déconfinement dans les garderies, croit Mme Groleau.

«Suite à l’annonce des bulles de 5-6 élèves, [mon conjoint] s’est dit ce n’est pas faisable, ça va nuire aux enfants», explique Véronique Groleau.

Le projet des bulles prévoit la création d’îlots dans les salles de classes du primaire à la rentrée cet automne. Les îlots seront situés à un mètre des uns les autres et un maximum de six élèves pourront s’y asseoir. 

De plus, l’enseignant devra garder une distance de deux mètres des élèves. Ces derniers ne seront toutefois pas tenus de garder une distanciation au sein de leur îlot.

Pour sa part, M. Landry demande une réflexion concernant les normes en place pour la prochaine rentrée scolaire.

«Malheureusement, quand on regarde ça au point de vue d’un enseignant, il y a toute sorte de problèmes qui sont soulevés. Le manque d’espace dans les classes, surtout dans la région métropolitaine où les écoles débordent déjà», explique Simon Landry.

La paire a donc décidé de lancer une pétition en ligne pour demande au ministre de l’Éducation Jean-François Roberge de revoir son plan.

«Même en jouant aux policiers, les membres du personnel scolaire ne pourront JAMAIS empêcher les adolescents de s'approcher de leurs amis!» peut-on notamment lire dans la pétition.

On soutient aussi que la commande est trop grande et que le temps manque pour faire les arrangements nécessaires.

«Il y a ces directives-là qui ont été données pour lesquelles on n’a pas de réponses pour l’instant. Autant du manque de matériel que du manque d’espace, de comment on s’organise. Qui va former les bulles? Qui décide qui fait partie d’une bulle ou d’une autre? Il y a toute sorte de questions qui ont été soulevées», ajoute M. Landry.

Ils espèrent que l’initiative pourra permettre la tenue d’une table ronde entre les gens du milieu, la santé publique et le gouvernement.

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