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Ils fuient la ville: la sainte paix dans le Bas-Saint-Laurent

Erika Aubin | Journal de Montréal

Vincent Collard

Photo Ben Pelosse

Exaspéré par le stress qui augmentait en même temps que le nombre de cas de COVID, Vincent Collard a vu la pandémie comme une occasion de fuir Montréal et déménager dans le Bas-Saint-Laurent. 

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« Montréal, c’est un rythme de vie rapide et trépidant. On est toujours pressé. C’est difficile à décrire, mais avec la pandémie, ça devenait invivable. Je me suis rendu compte que j’ai besoin de respirer plus que ça », relate Vincent Collard.  

Il chérissait le rêve de déménager en campagne depuis un moment déjà, mais la crise sanitaire l’a poussé à passer à l’action. 

Télétravail 

Depuis le début de la crise, le réviseur linguistique est passé en mode télétravail à temps plein. 

« J’ai demandé à mes deux principaux clients si notre nouvelle façon de fonctionner, soit à 100 % en télétravail, leur convenait pour le long terme, explique-t-il. Tous les deux ont accepté sans problème. »

La pandémie lui a vite fait réaliser que tout ce dont il a besoin pour faire son boulot, c’est d’une bonne connexion internet. 

« Je me suis donc fait un cadeau : je me paie une nouvelle vie », lance celui qui fêtera ses cinquante ans en juillet.

Tranquillité d’esprit

Après avoir visité des résidences en Estrie, en Mauricie et dans Charlevoix, son choix s’est arrêté sur une petite maison située à Notre-Dame-du-Portage, près de Rivière-du-Loup.

« Quand je suis arrivé dans le bas du fleuve, j’ai réalisé que c’est ici que je voulais habiter. Dans la maison que j’ai louée, je vois le fleuve de ma fenêtre. La vue est extraordinaire », exprime celui qui piaffe d’impatience à l’idée de retrouver un mode de vie plus calme et tranquille. Il quittera donc le quartier Mercier, à Montréal, à la mi-juillet. 

Il a également été surpris de constater que pour le prix d’un petit 4 et demi à Montréal, il pouvait louer une maison avec un terrain assez grand pour y installer un foyer et une table de pique-nique.  

Convivialité 

Plus que tout, Vincent Collard a hâte de découvrir la convivialité d’un petit village de région. 

« Avec tout ce qui découle de la pandémie, on dirait que les Montréalais se méfient encore plus les uns des autres. Je n’avais plus envie de ça », souffle-t-il. 

Avec ses 1000 habitants, Notre-Dame-du-Portage a très peu de points en commun avec la métropole. 

« Il y a toujours une plus grande convivialité qui vient avec un petit village. Même si je vais être nouveau dans le coin, ce n’est pas très long pour que je rencontre les gens. Je trouve ça agréable de juste pouvoir passer chez mon voisin, café à la main, si j’ai envie de jaser. C’est un tout autre mode de vie que la ville ».

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