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Ils fuient la ville: «Le marché immobilier est fou»

Erika Aubin | Journal de Montréal

Denis Brisette

Photo Chantal Poirier

Après plusieurs offres d’achat déposées sur des maisons, un couple à l’approche de la retraite a finalement trouvé la demeure parfaite à Saint-Hippolyte ; mais pour fuir Montréal, il a dû se résigner à débourser plus que le budget initial.

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« Le marché immobilier est fou ! Ç’a été très difficile [le processus d’achat d’une maison] », lance Denis Brissette, qui emménagera en août dans sa nouvelle résidence à Saint-Hippolyte, dans la région des Laurentides. 

À plusieurs reprises, son offre d’achat n’a pas été retenue, car il y avait déjà d’autres acheteurs dans la course. À un moment, l’ancien Montréalais s’est même retrouvé en concurrence avec quatre personnes pour une maison située à Saint-Colomban. 

« Chaque fois qu’on trouvait une maison intéressante, elle partait très rapidement », explique-t-il. 

Denis Brissette et sa conjointe, Louisette Langlois, n’ont pas eu d’autre choix que de revoir à la hausse leur budget. « Pour avoir la maison, on a été obligés de donner plus au vendeur que le montant initial ». 

Projet devancé

C’est la pandémie qui a poussé le couple à vouloir quitter Montréal, un projet qu’il envisageait au départ pour la retraite. 

M. Brissette continuera de travailler à Montréal comme spécialiste en contrôle de moteur tandis que sa conjointe évalue la possibilité de faire du télétravail ou de prendre sa retraite plus tôt.

« La pandémie nous a incités à devancer notre projet. On était tannés d’être vus comme des personnes malades et infectées qui allaient contaminer le reste du Québec. On voyait à la télévision des gens dire qu’ils ne voulaient pas voir de Montréalais dans leur région pour ne pas être contaminés », peste M. Brissette.

Pendant la période de confinement, ce dernier se sentait « coincé » dans la métropole et il n’était pas enthousiaste à l’idée de vivre une deuxième vague de COVID sur l’île de Montréal. 

« On ne pouvait même plus visiter les régions. On était tous collés les uns sur les autres. Bref, on cherchait une place tranquille et calme, où on sera plus loin de nos voisins, mais près de la nature », explique-t-il. 

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