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La demande pour les chalets explose

TVA Nouvelles

L’attrait pour un bord de lac n'a jamais été aussi grand, même en location. La pandémie et le contexte de télétravail ont fait exploser la demande dans certaines agences dans les régions entourant la métropole. 

«Dans les Laurentides, on parle d'au-delà de 50% de ventes additionnelles pour le mois de juin. Lanaudière, c'est la même chose avec 58%. La Montérégie et l'Estrie, donc l'ensemble des territoires en dehors des grands centres comme Montréal vivent un engouement, c'est clair», indique Louis-Charles Ménard, président de RE/MAX.

Les futurs acquéreurs d'une propriété secondaire sont prêts à délier les cordons de la bourse, puisque leur budget tourne autour de 350 000 à 400 000 dollars.

«À la sortie du confinement, l'inventaire était très, très, très bas. Je vous dirais que depuis plusieurs jours, plusieurs semaines, on se retrouve en offres multiples, situation qu'on n'a pas vue depuis au moins une dizaine d'années», ajoute M. Ménard.

L’expert en bâtiment du Groupe Burex, Sylvain Brosseau, rappelle qu’il est important de faire des devoirs avant de succomber au charme d’un chalet pour ne pas se retrouver avec des problèmes une fois passé chez le notaire.

«Les trois points les plus importants sont: est-ce que je suis dans une zone inondable? Est-ce que j'ai une fosse septique qui est conforme, avec la certification de la municipalité? Est-ce que j'ai de l'eau potable dans le bâtiment? Et il faut surveiller les odeurs, les odeurs de moisissure, les odeurs nauséabondes dans les bâtiments» a expliqué l’expert à TVA Nouvelles.

Le télétravail et le confinement ont démontré à bien des travailleurs qu'il était possible de vivre en permanence à une heure de Montréal. Ce sera le choix de Jean-Pierre Lortie qui se fait construire une maison à Morin-Heights.

«On pensait venir travailler peut-être trois jours par semaine ici. Là, ça a augmenté. Puis aujourd'hui avec le télétravail, je n’ai plus vraiment besoin d’être à Montréal», explique M. Lortie.

Ce phénomène pourrait même prendre de l'ampleur au cours des prochaines années et pas seulement en banlieue croit Paul Cardinal de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ)

«Les Laurentides et puis l'Estrie sont des endroits qui pourraient aussi se retrouver gagnants. Il y a des gens qui avaient peut-être des résidences secondaires, qui sont près de la retraite et qui vont décider d'en faire leur résidence permanente», explique M. Cardinal.

-Avec les informations de Richard Olivier