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Les recherches sur le cancer pédiatrique affectées par la COVID-19

TVA Nouvelles

La pandémie de COVID-19 risque d'avoir de graves conséquences sur les recherches qui sont menées sur le cancer pédiatrique. Plusieurs fondations ne peuvent tenir d'activités de financement.

Émilie Katalan, 17 ans, a fait une première poussée de fièvre en décembre, mais celle-ci a fini par passer. En février, la fièvre est revenue de plus belle et ne voulait pas partir.

C’est donc au terme d’une biopsie que le diagnostic est tombé : elle était atteinte d’un lymphome de Hodgkin de stade deux.

Son cancer est apparu en même temps que le coronavirus. Immunosupprimée, elle a dû faire très attention. 

«Tout le monde vivait la même chose en même temps. Donc, je me suis pas sentie différente. J'ai la chance aussi qu'il y ait eu la petite mode des cheveux rasés», raconte la jeune femme.

Malgré la crise sanitaire, Émilie a pu suivre des traitements pour combattre son cancer. 

Au Québec, un enfant reçoit chaque jour un diagnostic de cancer. Un jeune sur 400 en sera atteint avant l’âge de 15 ans.

Il s’agit de la première cause de décès par maladie chez les jeunes. Heureusement, le taux de guérison est passé de 30% à 80% depuis 1980, notamment grâce à la recherche. 

Il faut que le financement se poursuive malgré la crise sanitaire parce que ce sont des millions de dollars qui pourraient échapper aux chercheurs et aux jeunes qui sont malades. 

«C’est important de continuer à donner en ce moment parce que tout le monde n’a pas la chance d’avoir une super bonne santé et des moyens financiers aussi», ajoute Émilie. 

«Ça prend des années à former des gens de très haute qualité qui nous permettent de faire la recherche. Si l’argent n’arrive plus des fondations philanthropiques, les équipes ne pourront plus fonctionner», précise Dr Michel Duval, chef du service hématologie oncologie au CHU Saint-Justine. 

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