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Un Québécois poignardé en Argentine retourne sur les lieux de son agression

Jean-François Racine | Journal de Québec

Simon St Pierre Agression Argentine

Photo courtoisie

Après avoir survécu à une attaque au couteau en Argentine, un Québécois a été soulagé d’apprendre que ses agresseurs ont été rapidement condamnés à cinq et six ans d’emprisonnement.

Poignardé à deux reprises pour le vol de son téléphone, Simon St-Pierre aurait pu y laisser sa peau le 31 janvier 2019 à Buenos Aires.

L’homme d’affaires dans la trentaine s’était assis pour utiliser son Samsung Galaxy S8, un appareil de quelques centaines de dollars à peine.

Simple touriste, il a été assailli par quatre hommes qui ont pris la fuite après l’avoir roué de coups. Heureusement, des patrouilleurs l’ont secouru et l’arme blanche n’a causé aucune blessure inquiétante. Quelques heures plus tard, St-Pierre a vite pu fournir des détails à la police.

«C’était deux jours avant la fin de mes vacances. Une fois qu’ils ont volé mon téléphone, ils ont continué à me tabasser et j’ai reçu les deux coups de couteau par la suite. J’ai eu le réflexe de me mettre en position fœtale et j’ai crié le plus fort possible», raconte la victime.

Plusieurs actes de violence

«L’un des agresseurs a pris un couteau et a donné deux coups à la tête, au dos et au thorax de la victime St-Pierre qui saignait abondamment», peut-on lire dans le jugement du tribunal.

D’autres actes de violence se sont produits à proximité du site. Le mois précédent, à trois cents mètres du lieu de cette agression, un voleur avait également tenté d’arracher le téléphone d’un autre touriste suédois, qui a reçu une balle dans la jambe en résistant.

Moins chanceux, il a été amputé. Dans le même secteur, un Américain a aussi été poignardé par un voleur adolescent.

À la suite du crime sur le Québécois, quatre suspects ont été arrêtés six semaines plus tard. Ils ont été accusés de vol et d’agression armée causant des blessures graves. Selon M. St-Pierre, des caméras de surveillance, un logiciel de reconnaissance faciale et les réseaux sociaux ont permis de retrouver les individus.

Un récidiviste violent

Avec une justice plus expéditive qu’au Québec, le tribunal les a condamnés il y a quelques mois à des peines allant de cinq à six ans. Le Québécois n’a pas eu à témoigner. L’un d’eux, Raúl Esteban Riveros, 43 ans, avait déjà été reconnu coupable de sévices physiques à l’égard de sa fille d’un an.

Malgré la crainte, Simon St-Pierre est retourné sur les lieux de l’agression. Ses projets en Amérique du Sud n’ont pas changé. Même si la pandémie freine les voyages, il aimerait un jour s’installer en Argentine.

«J’ai compris que j’aurais pu mourir. Il fallait que j’y retourne pour vaincre le traumatisme. Je voulais faire la paix avec tout ça. C’est là-bas que j’ai su qu’ils étaient emprisonnés.»

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