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Des milliers de patients en attente de réadaptation

TVA Nouvelles

La pandémie de COVID-19 a eu d'importantes répercussions, notamment auprès de patients en réadaptation qui se retrouvent sur de longues listes d’attente.

En raison de la crise sanitaire, l’Hôpital de réadaptation Villa Medica a été obligé de fermer 20 de ses 140 lits. Certains patients n’ont donc pas pu recevoir de soins.

C’est le cas d’Isabelle Lopez qui a subi un accident vasculaire cérébral (AVC). Elle est demeurée un mois et demi dans un centre de réadaptation. 

Elle devait par la suite être suivie une fois par semaine à l'Hôpital de réadaptation Villa Médica de Montréal, mais il y a eu interdiction de s'y rendre. 

Mme Lopez a pu avoir des rendez-vous en avec une physiothérapeute grâce à l’application Zoom pendant un mois. «Je le faisais avec Zoom, mais un moment donné, la correction ne se faisait pas», dit-elle.

Villa Médica a reçu l'aide du CIUSSS de l'Est-de-l'Ile-de-Montréal et a déménagé une partie de ses équipements pour le suivi des patients au CLSC de Rosemont. 

À venir jusqu'à maintenant, c'est une vingtaine de patients qui ont pu profiter des services de réadaptation qui sont déménagés ici au CLSC Rosemont. 

«On était préoccupé de l’état de certains patients. On voyait que l’évolution n’était pas aussi favorable qu’on le voulait. Il y avait aussi toute une partie de la population qui n’a pas accès à ces technologies», explique Nathalie Trudel, adjointe de direction des programmes clientèle.

«On voulait avoir un endroit pour pouvoir les voir en personne et continuer à les accompagner dans leur réadaptation», ajoute Mme Trudel.

Depuis un mois, Mme Lopez rencontre sa physiothérapeute et son ergothérapeute ici, en respectant les mesures de sécurité.

L’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec s’inquiète des retards, surtout quand on sait qu’il y en avait déjà avant la crise sanitaire.

«Il y a des conditions que si elles ne sont pas prises assez tôt peuvent éventuellement développer vers des problèmes chroniques. Cette personne va devoir composer avec ça et continuer à vivre avec ça par la suite», affirme le président Denis Pelletier.

Avant la crise, il y avait 20 000 personnes sur la liste d’attente au public et tout porte à croire que ce nombre a augmenté dans les derniers mois.