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Un 2e cas de bijoux disparus dans le même CHSLD: «C'est vraiment dégueulasse»

TVA Nouvelles

Une deuxième famille éplorée est incapable de retrouver les bijoux appartenant à une résidente du centre d’hébergement les Jardins du Haut Saint-Laurent à Saint-Augustin-de-Desmaures. 

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Il s’agit du deuxième cas de disparition de bijoux de valeur déploré en 48 heures dans le même établissement, après que trois sœurs aient déposé une plainte formelle à la Sûreté du Québec pour faire enquête.

Au moment de récupérer les effets personnels de sa mère décédée le 6 juin dernier, Diane Viger n’a pas été en mesure de récupérer le collier, le jonc, les alliances et les boucles d’oreilles en or de la défunte, Irène Petitclerc.

«Quand je suis allée chercher ses choses dans un ‘’container’’ à l’extérieur, j’ai trouvé les fameux bijoux dans un sac mais c’était un collier en coquillages. C’était du n’importe quoi. Ses bijoux n’étaient pas là», déplore Mme Viger en entrevue à TVA Nouvelles.

Alors que le même CHSLD ait été montré du doigt à deux reprises, les deux familles incapables de trouver les bijoux de leur mère ont fait affaire avec deux maisons funéraires différentes.

«Étant donné qu’elle est morte de la COVID-19, ma mère était dans un sac scellé que la maison funéraire ne pouvait pas ouvrir. Je pense qu’ils ont fait la crémation avec le sac», croit Mme Viger.

Du côté du centre d’hébergement, un membre du personnel a expliqué à Diane Viger qu’il est difficile de retirer des bijoux sur le corps d’une personne récemment décédée en raison de la lividité cadavérique et de l’enflure du corps.

Diane Viger s’explique mal pour quelles raisons il n’a pas été possible de retirer les bijoux quelques minutes après son décès.

«Je lui ai dit : ‘’Avait-elle enflé des oreilles aussi pour que vous ne puissiez pas enlever ses boucles d’oreille?», s’exclame la dame.

Croyant d'abord au scénario de la crémation avec les bijoux, Diane Viger croit désormais qu'il s'agit d'un vol en regard de la situation vécue par une autre famille du même CHSLD.

«C’est épouvantable de voler une dame de 95 ans qui est morte! Ça ne se peut pas. C’est vraiment dégueulasse», a ajouté la dame endeuillée.

Du côté de la direction des Jardins du Haut Saint-Laurent, on assure aux familles des résidents que des recherches seront faites pour retrouver les bijoux. 

Plus commun qu’on pourrait le croire    

Le président du Conseil de la protection des malades, Paul Brunet, éprouve très peu de compassion pour les individus qui commettent ces vols, citant au passage l’exemple de son propre frère, victime d’un vol avant de mourir. 

«Statistiquement, on parle d’environ 200 vols rapportés à chaque année. Les vols se produisent généralement entre le moment du décès quand la famille n’est pas là et le transport du corps vers les services d’embaumement», a indiqué Paul Brunet en entrevue à LCN.  

«Ce n’est pas rare, c’est ‘’cheap’’ et ça prend, excusez-moi l’expression, de méchants trous de cul pour voler des personnes lorsqu’elles meurent et malgré les plaintes, de nombreuses familles ne retrouvent jamais les bijoux dérobés», se désole le conseiller juridique.