/news/coronavirus

Bijoux disparus : «des centaines de cas comme ça»

TVA Nouvelles

Plusieurs personnes sont en colère que les bijoux de leurs proches décédés soient disparus.

• À lire aussi: Un 2e cas de bijoux disparus dans le même CHSLD: «C'est vraiment dégueulasse»

• À lire aussi: Ses bijoux ont disparu après son décès en CHSLD

«C'est assez dégueulasse de faire ça à une personne décédée, de cet âge-là, surtout», s’indigne Josée Richelieu dont la grand-mère est morte pendant la pandémie de la COVID-19. 

Dimanche, elle a reçu un appel lors duquel on l’avisait que les effets personnels avaient été retrouvés. Cependant, les bijoux les plus précieux manquent toujours. 

«On a les lunettes, les boucles d'oreilles et l'appareil auditif, mais il manque toujours les deux bagues», affirme Mme Richelieu. 

Une situation qu’a également vécue Me Paul Brunet, président directeur général du Conseil pour la protection des malades. 

«Mon frère Claude s'est fait voler sa radio et sa télé, avant qu'on ne le jette par terre. En fait, on l'a assassiné, puisqu'il en est mort. Et ma filleule aussi, sa mère, on lui a volé son jonc et d'autres bijoux qu'elle avait au cou, aux soins intensifs», raconte-t-il. 

Me Brunet soutient qu’il y a des centaines de cas comme ça et que crise sanitaire aggrave les choses. 

Bijoux volés ou incinérés? 

En principe, les salons funéraires ne doivent pas ouvrir les sacs dans lesquels sont scellées les dépouilles des victimes de la COVID-19 avant d'être incinérées.  

Si certains salons funéraires acceptent d’ouvrir les sacs pour rendre les bijoux aux familles, d’autres refusent. 

Il est alors impossible de savoir si la personne a été incinérée avec ses bijoux ou si ceux-ci lui ont été volés.