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De Révolution à America’s Got Talent: la COVID-19 les force à se désister

Bruno Lapointe | Journal de Montréal

America's Got Talent

Photo courtoisie, Alex Francoeur

Le rêve américain de quatre finalistes de Révolution a pris fin abruptement la semaine dernière. Sélectionnés pour participer à America’s Got Talent, les danseurs ont finalement dû se désister en raison de la pandémie. 

L’aventure avait bien débuté pour le quatuor AAAS’, composé d’Alexandre Carlos, Adriano Ieropoli, Alex Francoeur et Samantha Scali. Invités par la production d’America’s Got Talent à prendre part aux auditions télévisées en mars dernier (tout juste avant l’éclosion de la pandémie), les danseurs avaient épaté juges et public, se taillant ainsi une place dans la compétition officielle. 

Mais la COVID-19 en aura voulu autrement. La frontière canado-américaine étant présentement fermée, les Québécois n’ont pu se présenter aux nouveaux tournages, qui devaient débuter la semaine dernière. 

« On espérait que la situation rentre dans l’ordre à temps. On y a vraiment cru jusqu’à la dernière minute », confie Alex Francoeur au bout du fil. 

« America’s Got Talent, c’est la plus grosse émission au monde. On a touché à un rêve, et on l’a perdu. C’est un gros deuil qu’on doit faire », ajoute le danseur.

Leur prestation devait être diffusée lors de l’épisode de la semaine dernière. En raison de leur désistement, seuls quelques courts extraits ont été présentés en ondes. 

Stress immense

L’expérience aura tout de même été formatrice pour les quatre danseurs. Ce bref séjour sur le plateau leur a permis de goûter au tourbillon qu’implique une production de la trempe d’America’s Got Talent. 

« On a passé 48 heures en Californie à faire des entrevues, des photos, des répétitions, en plus de l’enregistrement. C’était vraiment, mais vraiment intense. Je pense qu’on n’avait jamais été aussi stressés qu’au moment de monter sur cette scène-là », se souvient Alex Francoeur. 

Les AAAS‘ tenteront-ils à nouveau leur chance l’an prochain ? La production leur aurait fait savoir que « la porte est toujours ouverte », selon Alex Francoeur. Mais les quatre danseurs n’ont pas encore pris de décision. 

« On verra... Il reste la tournée Révolution à terminer. Et on aimerait bâtir notre propre spectacle de danse, les quatre ensemble, ici au Québec. Alors on décidera en temps et lieu », avance-t-il.