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Éric Bruneau a pris des risques avec «Coroner»

Samuel Pradier | Agence QMI

photo Courtoisie addikTV

Alors qu’il jouit d’une belle carrière au Québec, tant au cinéma qu’à la télé ou au théâtre, Éric Bruneau a senti le besoin de se mettre en danger et de vivre de nouvelles expériences. La série anglophone «Coroner», tournée en Ontario, s’est présentée au bon moment pour lui. Une troisième saison est actuellement en préparation. Éric Bruneau revient sur le chemin parcouru à travers ce projet.

Éric, qu’est-ce qui vous a intéressé dans «Coroner»?

Ce projet est arrivé à point dans ma carrière, à un moment où j’avais envie de me mettre au défi et d’essayer autre chose que ce que je connaissais déjà. Quand je suis arrivé là-bas, la réalisatrice et productrice me connaissait, car elle a déjà tourné à Montréal, mais le reste de l’équipe ne savait pas qui j'étais, ni ce que j’avais déjà fait. C’est une posture que j’adore, car j’ai toutes mes preuves à faire. En plus, je parle anglais, mais je travaille quand même avec un coach. Tout ça fait en sorte que je n’avais pas rapidement accès à mon instinct. Il y avait comme un filtre. Même si je travaille les scènes avec un coach à l’avance, une fois sur le plateau, c’est un autre défi. J’aime la prise de risque que ce projet comporte.

Étiez-vous suffisamment confiant pour jouer en anglais?

J’ai passé l’audition, je suis ensuite allé à Toronto pour un «screen test» avec Serinda Swan, l’actrice principale. Mon anglais est correct, mais il s’est énormément amélioré après deux saisons, et ce projet m’a permis de tourner autre chose en anglais par la suite. J’ai gagné beaucoup en confiance et en expérience.

Est-ce qu’une troisième saison est en préparation?

Je suis supposé y retourner en novembre prochain, et ça va se poursuivre jusqu’au début de 2021. On devait commencer les tournages à la mi-juillet, mais ç'a été repoussé. En plus, on avait jusqu’à maintenant huit épisodes par année, et le réseau en a commandé dix pour la prochaine saison. La série a aussi été vendue dernièrement à une chaîne américaine, The CW, et les ventes à l’international vont bien.

Qu’avez-vous tourné d’autre en anglais?

L’an passé, j’ai fait un film qui s’appelle «Dreamland» qui est encore en montage, et à cause de la pandémie, le processus a été retardé. Cet automne, je suis aussi allé tourner un court-métrage à Los Angeles, durant une semaine. Ces expériences me permettent surtout de retrouver une certaine fébrilité, ça me reconnecte au sentiment que j’avais en sortant de l’école de théâtre.

Comment vivez-vous ce début de déconfinement?

Ça fait du bien, même si j’ai vécu le confinement sur l’île d’Orléans. Ma blonde a de la famille à Québec et on a choisi de venir s’installer ici dès le début. En même temps, je pense qu’on a besoin de se retrouver et de se voir, mais il y a toujours un voile d’inconnu immense qui plane. On sait qu’il va y avoir une seconde vague, je ne pense vraiment pas que la pandémie soit terminée.

La première saison de «Coroner» est disponible sur Club Illico. La seconde saison est actuellement rediffusée sur addikTV.