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Les étudiants veulent leur part de l’aide financière

Daphnée Dion-Viens | Journal de Montréal

GEN-Point de presse des autorités gouvernementales en lien avec la COVID-19

Capture d'écran TVA Nouvelles

Des étudiants québécois des cégeps et universités veulent leur part de l’aide financière promise par Ottawa et réclament une réponse rapide du gouvernement Legault afin de prévenir une éventuelle hausse du décrochage cet automne.

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Le 22 avril, le gouvernement fédéral de Justin Trudeau annonçait une série de mesures pour venir en aide aux étudiants touchés par les répercussions économiques de la pandémie de COVID-19. 

En plus de la prestation canadienne d’urgence pour les étudiants, Ottawa a aussi annoncé que le montant des bourses d’études canadiennes sera doublé cet automne.

400 millions $

Au Québec, puisque le gouvernement provincial a son propre programme d’aide financière aux études, la province recevra une pleine compensation financière équivalente à 400 millions $, selon les calculs de la Fédération étudiante collégiale (FECQ) et l’Union étudiante du Québec (UEQ).

Ces deux associations pressent Québec d’investir la totalité de cette somme dans son programme d’aide financière aux études.

« Il faut que cet argent-là soit investi au Québec, les besoins sont grands et on ne voudrait pas que les étudiants québécois soient désavantagés par rapport à ceux du reste du Canada », affirme Jade Marcil, présidente de l’UEQ.

« On convient que le Québec est pratiquement déconfiné, mais on ne peut pas prévoir ou non une deuxième vague. Dans le cas où ça arriverait, c’est important que les fonds soient là », ajoute de son côté Noémie Veilleux, présidente de la FECQ.

Urgence 

Cette dernière presse Québec d’agir rapidement, puisque plusieurs étudiants pourraient être tentés de remettre en question la poursuite de leurs études cet automne, considérant la situation. « On ne peut pas attendre en août, c’est trop tard. La décision de poursuivre ou non ses études va avoir été prise à ce moment-là », dit-elle. Au cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, on affirme être « très sensible à la situation des étudiants et à leurs préoccupations ». Son attaché de presse, Alexandre Lahaie, indique qu’« une bonification substantielle » du programme d’aide financière sera annoncée « en temps et lieu ».